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China’s Incredible Shrinking Economy
ITHACA, NY -- The World Bank recently announced that the Chinese and Indian economies are 40% smaller than previously estimated.
Since these are the fastest-growing large economies, the Bank’s revision has clipped half a percentage point off world growth over the last five years, according to the IMF.
The new numbers set off a firestorm of debate, and have brought conspiracy theorists out in force.
But when the dust settles, the new data may be less revolutionary than some people believe. They may also have the unintended benefit of shifting a key policy debate in a more productive direction.
The new data are based on improved estimates of purchasing power parity (PPP).
The basic idea is that, when comparing incomes across countries, variations in purchasing power should be taken into account.
Market exchange rates are not a good indicator of these differences, because they can fluctuate for other reasons.
The World Bank and some other organizations have, collectively, gathered a massive amount of data – covering 1,000 similar products in 146 countries – to construct comparable international prices.
Price levels in China and India, among other developing countries, turn out to be much higher than previously estimated.
Hence, their real per capita incomes are lower relative to other countries.
Despite this massive shrinkage, the reality on the ground is unchanged.
Indeed, people in Beijing and Delhi are showing more equanimity than most would if their incomes were cut by 40%.
The bottom line is that China and India are still large economies, growing rapidly, and consuming massive amounts of resources.
All that has changed is that both countries have been downgraded to smaller roles on the world stage.
But size is not all that matters.
The new PPP data also have implications for evaluating the extent of poverty and the level of a currency’s exchange rate.
This is where the conspiracy theories come in.
The reduction in income levels at international prices means that many more people in China and India are now classified as poor – an automatic boon for the World Bank, whose primary business is to end poverty.
And the fact that China’s market exchange rate was far lower (i.e., more yuan per dollar) than the earlier PPP exchange rate had been interpreted as evidence of huge undervaluation.
The new data, by contrast, show that the exchange rate of the renminbi relative to the dollar is about right.
The calculations can be tweaked, but it is difficult to generate anything close to the dramatic figures of 40-50% undervaluation that had been bandied about by some researchers. This has fomented accusations that China apologists have cooked the new numbers.
But the conspiracy theories are off the mark.
The World Bank has engaged in a good faith effort to make progress on a hugely complicated matter.
Of course, there remain gaping holes in the data.
For example, the data for China are based on surveys in just 11 cities.
Prices for rural areas – where two-thirds of China’s population still resides – are based on extrapolations from these data.
There is guesswork involved, but at least it’s been done in a systematic way.
In any case, earlier calculations depended on an even greater amount of guesswork.
Whatever one makes of the data, the number of people leading lives of quiet desperation in these countries is unconscionably large.
As for the exchange rate, PPP is only one of many ways to calculate its equilibrium level.
Given China’s massive current account surplus (12% of GDP), the renminbi is still undervalued.
But the degree of undervaluation is not the point.
What China needs is a more flexible exchange rate that can respond freely to market forces.
Otherwise, China’s central bank must focus on keeping the exchange rate stable and doesn’t have a truly independent monetary policy.
More flexibility would help attain more balanced and sustainable growth.
It would allow the central bank to raise interest rates aggressively to control runaway credit and investment growth, and keep inflation in check.
Raising interest rates on bank deposits, which are now negative in real terms, would reduce incentives for individuals to pour money into equity markets or real estate, mitigating the risk of asset market bubbles and boom-bust cycles in the economy.
Trying to determine the “right” level of the renminbi, by contrast, is a fool’s game, and the proposal of a step revaluation to get to that level has become a polemical distraction.
Perhaps the new data will cool the heated rhetoric about undervaluation and currency manipulation, and instead generate a substantive discussion about exchange-rate flexibility and its benefits for China and the world. | L’incroyable rapetissement de l'économie chinoise
ITHAQUE, NY – La Banque mondiale a récemment annoncé que les économies chinoise et indienne étaient 40 % moins performantes que selon les précédentes estimations.
D’après le FMI, ces pays ayant la croissance la plus rapide, la révision de la Banque a enlevé un demi point de pourcentage à la croissance mondiale des cinq dernières années.
L’annonce a déclenché un tonnerre de débats et renforcé la position des théoriciens de la conspiration.
Lorsque le calme reviendra, les nouveaux chiffres seront peut-être moins accablants que certains l’imaginent, ou permettront d'orienter involontairement un débat politique essentiel vers une voie plus productive.
Ces nouvelles données s'appuient sur des estimations améliorées de parité de pouvoir d'achat (PPA).
L'idée de départ est de tenir compte des variations de pouvoir d'achat, en comparant les revenus des différents pays.
Les taux de change du marché ne sont pas un indicateur fiable, car ils peuvent fluctuer pour d'autres raisons.
La Banque mondiale et plusieurs autres organisations ont rassemblé pléthore de données –concernant 1 000 produits similaires dans 146 pays – en vue de comparer des prix entre les pays.
Les niveaux en Inde et en Chine, parmi d’autres pays développés, s'avèrent bien plus élevés que selon les estimations passées.
Par conséquent, les revenus réels par habitant y sont inférieurs à ceux des autres pays.
Malgré cette diminution importante, la réalité sur le terrain n'a pas changé.
En apprenant la nouvelle, la population à Pékin et Delhi a fait preuve de plus d’équanimité que ne l’aurait fait le reste du monde.
La vérité, c'est que la Chine et l'Inde sont toujours de grandes des économies, à la croissance rapide, consommant d’énormes quantités de ressources.
Ce qui a changé, c'est que les deux pays se sont vus attribuer des rôles moindres sur la scène mondiale.
La taille ne fait pas tout.
Les nouvelles données de PPA influent aussi sur l'évaluation de l’étendue la pauvreté et du taux de change d'une monnaie.
C'est là que les théories de la conspiration entre en jeu.
Avec cette réduction des revenus, un plus grand nombre de Chinois et d’Indiens sont désormais considérés comme pauvres – une aubaine pour la Banque mondiale dont l'objectif principal est de mettre un terme à la pauvreté.
La faiblesse du taux de change du marché chinois (c'est-à-dire plus de yuans par dollar) par rapport au précédent taux d'échange de PPA semblait prouver une forte sous-évaluation.
Désormais, le taux de change du renminbi par rapport au dollar est plutôt correct.
S’il est possible de gonfler les chiffres, il semble difficile que ce soit au point de la sous‑évaluation de 40-50 % annoncée par les chercheurs qui ont accusé les défenseurs chinois de falsifications.
Les théories de la conspiration sont à côté de la question.
La Banque mondiale redouble d’efforts sincères pour résoudre un problème fort complexe.
Comme on peut s’y attendre, les données contiennent d’énormes zones d’ombre.
Par exemple, celles concernant la Chine sont issues d’études effectuées dans seulement 11 villes.
Dans les zones rurales – où vivent encore deux tiers de la population –, les prix s’appuient sur l’extrapolation de ces données.
Certes, il s'agit surtout de conjectures, mais au moins celles-ci ont été émises de façon systématique.
Dans tous les cas, les calculs antérieurs dépendaient d’encore bien plus de conjectures.
Quoi qu’il advienne de ces données, le nombre de personnes menant une vie de désespoir tranquille dans ces pays est excessivement élevé.
Quant au taux de change, le PPA n'est qu'une des nombreuses façons de calculer son niveau d'équilibre.
Compte tenu de l’excédent de la balance des paiements en Chine (12 % du PIB), le renminbi est toujours sous-évalué.
Mais ce n'est pas le degré de sous-évaluation qui importe.
La Chine a besoin d’un taux de change flexible pouvant réagir librement aux forces de marché.
Autrement, la Banque centrale chinoise doit s'efforcer de maintenir la stabilité de ce taux et n'a pas de politique monétaire véritablement indépendante.
Une flexibilité renforcée permettrait d'obtenir une croissance plus équilibrée et durable.
La Banque centrale pourrait augmenter énergiquement les taux d'intérêt afin de contrôler des crédits effrénés et la croissance de l'investissement, et de mettre un frein à l'inflation.
L'augmentation des taux d'intérêt sur les dépôts bancaires, désormais négatifs en termes réels, dissuaderait les individus d’alimenter les marchés immobiliers ou d'actions, limitant ainsi le risque de bulles spéculatives et d'économie en dents de scie.
Il n’est pas judicieux de vouloir à tout prix déterminer le « juste » niveau du renminbi ; qui plus est, la proposition d'une brusque réévaluation pour atteindre ce niveau est devenue une distraction polémique.
Les nouvelles données refroidiront peut-être les discours échauffés sur la sous-évaluation et la manipulation monétaire ; et produiront au lieu de cela un débat positif sur la souplesse des taux de change et ses avantages pour la Chine et pour le monde. |
A Fair Deal for Africa’s Resources
WINDHOEK – Namibia is a resource-based economy that has embarked on an ambitious development program.
Our vision is to turn Namibia into a knowledge-based, diversified economy by 2030.
One of the major principles upon which this vision is based is the idea of “partnerships” – a major prerequisite for the achievement of dynamic, efficient, and sustainable development.
Partnerships between governments and foreign investors are at the core of the sound management of natural resources.
But such partnerships can’t be taken for granted on a continent where the quest for natural resources has fueled decades of violent conflict.
Genuine partnership is difficult to achieve when resource-rich countries view foreign mining and drilling companies only as adversaries, seeking unfair and inequitable contracting agreements.
From the perspective of companies, partnership is unattractive when they are forced to incur large losses owing to project disruptions and contract renegotiations.
By contrast, partnerships are strengthened if companies and governments recognize their shared interest in durable, mutually beneficial contracts that ensure stable revenue streams from projects.
This requires a framework that takes into account, among other things, developmental possibilities, environmental concerns, labor conditions, and community interests, and that is adaptable to changing circumstances.
For governments, contracts are more likely to be durable if they are negotiated in a way that enables countries to receive fair and predictable long-term revenues.
For developing countries, this source of income can be substantial over several decades, and is needed by governments for investment in infrastructure, health care, education, etc.
On the other hand, poorly conceived and negotiated contracts not only prevent countries from enjoying the full long-term benefits of their natural resources, but also help to entrench poverty, corruption, and even conflict, particularly when governance systems are inadequate.
For companies, contracts are more likely to be durable if they are negotiated in a way that continuously rewards firms for risky and capital-intensive investment in terms of the net present value of their earnings.
Companies also want, of course, contracts that won’t be repudiated by the next government.
Indeed, poorly negotiated contracts are a recipe for adverse business outcomes, such as reduced security of mining titles, increased likelihood of operational disruptions from targeted civil protests, and greater risk of revisions to tax and other conditions.
Many governments in Africa simply don’t have the capacity to negotiate complex contracts that require a wide range of in-depth knowledge of law, finance, geology, economic modeling, etc., while firms typically do.
As a result, the contracts that are negotiated often do not meet the criteria described above – to the disadvantage not only of governments, but also of firms interested in durable contracts.
In the absence of conditions for equitable negotiations, governments often deem the resulting contracts unfair – thus dooming them to be breached at some point.
In these circumstances, there is an urgent need for a facility that allows governments of poor countries to negotiate on a par with foreign investors to reach contracts that are as fair as possible under the given circumstances.
The outcome of such negotiations can be expected to be – and to be perceived to be – more balanced, more transparent, more stable, and therefore more sustainable.
The time has come to establish such a facility – in the interest of a mutually beneficial partnership between governments and foreign investors. | Une transaction équitable pour les ressources de l’Afrique
WINDHOEK – La Namibie est une économie fondée sur ses ressources naturelles qui s’est engagée dans un ambitieux programme de développement.
Notre projet est de faire de la Namibie une économie de la connaissance, diversifiée, d’ici à 2030.
L’un des principes fondateurs majeurs de cette vision est l’idée de « partenariat » - un préalable important pour parvenir à un développement dynamique, efficace et durable.
Les partenariats entre les gouvernements et les investisseurs étrangers sont au cour d’une gestion saine des ressources naturelles.
Mais de tels partenariats ne peuvent être pris pour acquis sur un continent où la quête des ressources naturelles a alimenté des décennies de conflits violents.
Il est difficile d’aboutir à un véritable partenariat lorsque les pays riches en ressources ne voient les compagnies minières et de forages étrangères que comme des adversaires à la recherche d’accords contractuels injustes et inéquitables.
Du point de vue des entreprises, les lourdes pertes imputables à des perturbations dans les projets et à des renégociations de contrats rendent les partenariats peu attrayants.
Par contre, les partenariats sont plus solides si les compagnies et les gouvernements reconnaissent que des contrats durables et mutuellement bénéfiques sur des projets assurant des revenus stables sont dans leurs intérêts communs.
Cela nécessite un cadre qui prenne entre autre en compte les possibilités de développement, les préoccupations environnementales, les conditions de travail, les intérêts communautaires, et qui soit adaptable aux évolutions circonstancielles.
Pour les gouvernements, les contrats ont un caractère plus durable s’ils sont négociés de manière à permettre aux pays de percevoir des revenus à long terme prévisibles et équitables.
Pour les pays en développement, cette source de revenu peut être substantielle sur plusieurs décennies et est nécessaire aux gouvernements pour leur permettre d’investir dans les infrastructures, la santé, l’éducation, etc.
Par ailleurs, des contrats mal conçus et mal négociés empêchent non seulement les pays de profiter des revenus de leurs ressources naturelles sur le long terme, mais enracinent aussi la pauvreté, la corruption et même les conflits, particulièrement lorsque les systèmes de gouvernance sont inadéquats.
Pour les sociétés, la pérennité des contrats est mieux assurée s’ils sont négociés de manière à ce que la rétribution soit continue pour un investissement risqué et exigeant en capitaux par rapport à la valeur actualisée nette de leurs gains.
Les sociétés veulent aussi, bien sûr, des contrats qui ne seront pas désavoués par le gouvernement suivant.
En effet, des contrats mal négociés sont la garantie de suites économiques négatives comme une fragilité plus grande de la sécurité des concession minières, des probabilités accrues d’interruptions de fonctionnement dues à des mouvements d’agitation civile ciblés et de plus grands risques de révisions des conditions, taxes ou autres.
De nombreux gouvernements en Afrique n’ont tout simplement pas la capacité pour négocier des contrats complexes qui exigent une connaissance approfondie et élargie en droit, en finance, en géologie, en modèles économiques, etc., que maitrisent typiquement les sociétés.
En conséquence, les contrats qui sont négociés ne répondent souvent pas aux critères énoncés précédemment – et portent ainsi préjudice non seulement aux gouvernements, mais aussi aux entreprises intéressées par des contrats durables.
En l’absence de contexte favorable à des négociations équitables, les gouvernements jugent souvent les contrats injustes – les condamnant à terme à la rupture.
Dans ces circonstances, il est urgent de donner aux gouvernements des pays pauvres la facilité pour négocier à parité égale avec les investisseurs étrangers afin de conclure des accords qui seront, contextuellement, aussi justes que possible.
De telles négociations seront vraisemblablement – et perçues comme – plus équilibrées, plus transparentes, et donc plus durables.
Le temps est venu d’instaurer une telle facilité – dans l’intérêt d’un partenariat mutuellement bénéfique entre les gouvernements et les investisseurs étrangers. |
Blood Quest
WASHINGTON, DC – In most developed countries, patients can be confident about the safety of blood transfusions.
The problem is that maintaining a steady, uncontaminated supply of donor blood is not always easy.
Is it possible to ensure an adequate supply of safe blood once and for all?
Today’s blood supplies, often donated by volunteers, can be contaminated with HIV and other infectious agents.
And donor blood must be kept in cold storage, where it has a 28-day shelf life.
Given fear of contamination – and military interest in a more durable supply – research into synthetic alternatives has long been a medical priority.
The idea of using blood substitutes was first advanced in the seventeenth century, and continues to attract researchers today.
Several products that could revolutionize transfusion medicine have already been developed in the pursuit of shelf-stable, portable, one-type-fits-all blood substitutes, which could replace standard blood transfusions in extreme situations, such as on the battlefield.
But, after more than three decades of active research and development, no clinically viable product has obtained regulatory approval, owing to the significant scientific challenges.
Blood is a complicated stew of plasma proteins, red blood cells, platelets, and other cellular components.
These elements perform crucial functions, such as transporting oxygen, nutrients, and immunoglobulins (which defend against infection), and regulating water content, temperature, and pH level.
In the early twentieth century, researchers began to examine hemoglobin – the protein responsible for carrying oxygen from the respiratory organs to the rest of the body – in red blood cells.
They found that, when isolated from aging cells – whether from human or cow blood, or from genetically engineered sources – free hemoglobin can be rejuvenated, chemically stabilized, and re-infused as a blood “substitute” that can carry oxygen as effectively as red blood cells, but for a much shorter time.
(Non-hemoglobin synthetic blood substitutes, known as fluorocarbons, have proved to be less effective oxygen carriers.)
But free hemoglobin can wreak havoc in the human body, causing hypertension, cardiac arrest, or even death.
Indeed, in almost all living creatures, hemoglobin is encapsulated in red blood cells, which protect the body from the protein’s negative effects (and, in turn, protect hemoglobin from the body’s digestive enzymes).
Experts nonetheless believe that hemoglobin-based products can be used to save the lives of trauma patients, as well as to treat patients who object to donated blood on religious grounds (for example, Jehovah’s Witnesses).
Hemoglobin contains hemes, chemical compounds that contain iron – a transition metal that can undergo oxidation, or “rusting” processes.
Outside of red blood cells, “good” ferrous iron – the only oxygen-carrying form – is oxidized uncontrollably to form the “bad” ferric and “ugly” ferryl forms of hemoglobin.
When released into a person’s circulatory system, hemoglobin in these higher oxidation states eventually self-destructs, damaging molecules in surrounding tissue.
Given that these mischievous forms of hemoglobin are difficult to study in living systems, researchers have largely ignored them.
Instead, they have focused on strategies for preventing the kidneys from filtering the infused hemoglobin; the hemoglobin from leaking through the blood-vessel walls; and synthetic hemoglobin from destroying nitric oxide (a gas produced in blood vessels that helps them to dilate and increase blood flow).
Some researchers consider the reaction with nitric oxide the most problematic, because it raises blood pressure.
But progress has been made in finding ways to control these oxidation reactions.
Researchers (including at my laboratory) have investigated how the body naturally handles the occasional release of hemoglobin from aging red blood cells and from cells affected by blood diseases, such as hemolytic anemia.
They have found that the body’s first line of defense against hemoglobin oxidation is a process of reduction, in which molecules like uric acid or ascorbic acid (vitamin C) impede oxidation by reducing the iron to a less oxidizing species.
Moreover, a host of blood proteins are specialized scavengers of hemoglobin or its fragments.
They reduce its toxicity and safely clear it for further processing within specialized cells called macrophages.
For example, haptoglobin tightly binds to hemoglobin subunits, while hemopexin captures the heme when the hemoglobin releases it.
Some recent therapeutic possibilities include the co-infusion of haptoglobin with hemoglobin in circulation or with vitamin C – additives that hold promising implications for the development of safe and effective blood substitutes.
Researchers must build on this progress.
Safe blood substitutes and new therapeutic options that make blood transfusion more effective would significantly improve treatment in challenging situations. Ultimately, that promises to save many lives. | La quête de substituts du sang
WASHINGTON, DC – Dans la plupart des pays développés, les patients peuvent se fier à la sécurité des transfusions sanguines.
Il n’est cependant pas toujours simple de maintenir un approvisionnement stable non contaminé par des donneurs de sang.
Est-ce possible, une fois pour toutes, d’assurer un approvisionnement de sang adéquat et sécuritaire?
Les réserves actuelles de sang, souvent données par des bénévoles, peuvent être contaminées par le VIH et d’autres agents d’infection.
Et les prélèvements de sang doivent être stockés au froid, où ils ont une durée de conservation de 28 jours.
Vu les craintes relatives à la contamination et l’intérêt militaire d’un mode d’approvisionnement plus durable, la recherche de composés synthétiques est depuis fort longtemps une priorité médicale.
L’idée d’utiliser des substituts sanguins a été proposée au XVIIe siècle et continue, à ce jour, d’attirer des chercheurs.
Plusieurs produits qui pourraient révolutionner la médecine sur le plan des transfusions ont déjà été développés dans la quête de substituts sanguins génériques, portables, de longue durée de conservation. Ces substituts pourraient ainsi remplacer les pratiques classiques de transfusion sanguine dans des situations extrêmes, comme sur les champs de bataille.
Mais, après plus de trois décennies d’activités de recherche et développement, aucun produit cliniquement viable n’a obtenu d’homologation réglementaire, en raison des défis majeurs sur le plan scientifique.
Le sang est un amalgame complexe de protéines de plasma, de cellules rouges, de plaquettes et d’autres composantes cellulaires.
Ces éléments remplissent des fonctions cruciales, comme le transport d’oxygène, de nutriments et d’immunoglobulines (qui défendent contre l’infection), tout en régulant la teneur en eau, la température et le niveau de pH.
Au début du XXe siècle, les chercheurs ont entamé des recherches sur l’hémoglobine contenue dans les cellules rouges. C’est par cette protéine que le transport d’oxygène se fait entre les organes respiratoires et le reste de l’organisme.
Ils ont trouvé que, lorsqu’isolée des cellules de vieillissement, pour du sang humain ou bovin, ou de sources transgéniques, l’hémoglobine libre peut être régénérée, stabilisée chimiquement et réinjectée comme « substitut » sanguin qui peut transporter de l’oxygène aussi efficacement que des cellules rouges, mais pour un laps de temps beaucoup plus court.
Des substituts sanguins synthétiques sans hémoglobine, appelés fluorocarbones, se sont cependant avérés des agents moins efficaces de transport d’oxygène.
Mais l’hémoglobine libre peut perturber les fonctions de l’organisme, pouvant provoquer l’hypertension, l’arrêt cardiaque, ou même la mort.
En fait, pour presque tous les êtres vivants, l’hémoglobine est encapsulée dans des cellules rouges, qui protègent l’organisme des effets néfastes des protéines (qui, en retour, protègent l’hémoglobine des enzymes de l’organisme).
Les experts estiment néanmoins que les produits à base d’hémoglobine peuvent être utilisés pour sauver la vie des victimes de traumatismes, ainsi que pour traiter des patients qui s’opposent aux transfusions sanguines pour des motifs religieux (par exemple, les témoins de Jéhovah).
L’hémoglobine est constituée de fer hémique, une famille de composés chimiques qui comprend diverses formes ioniques du fer, en tant que métaux de transition qui lorsqu’ils s’oxydent amorcent un processus de « corrosion ».
Hors des cellules rouges, la seule forme de fer qui transporte l’oxygène, soit les ions ferreux « bénéfiques », s’oxyde de façon déréglée pour se transformer en « mauvaises » et « difformes » molécules d’hémoglobines sous forme ferrique.
Lorsqu’introduite dans le système circulatoire d’une personne, l’hémoglobine dans ces états plus élevés d’oxydation finit éventuellement par s’auto détruire, endommageant les molécules des tissus ambiants.
Puisque ces formes nocives d’hémoglobine sont difficiles à étudier dans des systèmes in vivo, les chercheurs les ont en général ignorées.
Ils se sont surtout concentrés sur des méthodes pour empêcher les reins de retenir l’hémoglobine infusée ; l’hémoglobine de passer au travers des parois des vaisseaux sanguins et l’hémoglobine synthétique de détruire l’oxyde d’azote (un gaz produit dans les vaisseaux sanguins qui facilite leur dilatation et l’augmentation de l’afflux sanguin).
Certains chercheurs considèrent que la r��action avec l’oxyde d’azote est la plus problématique, car elle fait monter la pression artérielle.
Des progrès ont toutefois été réalisés dans les méthodes pour compenser ces réactions d’oxydation.
Des chercheurs (y compris ceux de mon laboratoire) ont analysé les mécanismes naturels que l’organisme utilise pour éliminer des émanations sporadiques d’hémoglobine provenant du vieillissement des cellules rouges et des cellules affectées par des maladies du sang, telle que l’anémie hémolytique.
Ils ont découvert que la première ligne de défense de l’organisme contre l’oxydation de l’hémoglobine est un processus de réduction, dans lequel les molécules comme l’acide urique ou l’acide ascorbique (la vitamine C) viennent empêcher l’oxydation en réduisant le fer en espèces ioniques moins oxydantes.
En outre, un bon nombre de protéines du sang sont des capteurs spécialisés d’hémoglobine ou de ses fragments.
Ils réduisent la toxicité et évacuent sans danger les molécules d’hémoglobine pour les transformer à l’intérieur de cellules spécialisées appelées macrophages.
Par exemple, l’haptoglobine adhère fortement à des sous-unités hémoglobines, tandis que l’hémopexine retient le fer hémique émis par l’hémoglobine.
Certaines options thérapeutiques récentes comprennent la transfusion conjointe d’haptoglobine et d’hémoglobine (ou de vitamine C) dans la circulation sanguine, des additifs qui présentent un avenir prometteur pour le développement de substituts sanguins sûrs et efficaces.
Les chercheurs doivent tabler sur ces progrès.
Des substituts sanguins sûrs et de nouvelles filières thérapeutiques qui rendent les transfusions sanguines plus efficaces amélioreraient grandement les traitements dans des situations difficiles, car, en dernier ressort, ce sont ces substituts qui ont le potentiel de sauver un encore plus grand nombre de vies. |
Europe for Citizens programme (2007-2013) (debate)
The next item is the recommendation for second reading on behalf of the Committee on Culture and Education, on the Council common position (C6-0316/2006 for adopting a decision of the European Parliament and of the Council establishing for the period 2007-2013 the programme 'Europe for Citizens', to promote active European citizenship (09575/1/2006) (Rapporteur: Mr Takkula).
rapporteur. - (FI) Mr President, Commissioner, I would first like to thank everyone who has been involved in the deliberations on this report, especially the shadow rapporteurs and members of other committees who have made their comments.
I wish in particular to thank my esteemed colleagues and coordinators, Mrs Pack and Mrs Prets, because, being a member of the smallest group, I would not have been able to produce this report without your support.
I am also grateful for the excellent team spirit and cooperation which you have shown in our committee.
The programme consists of four areas of action.
The first is a Europe of active citizens, which includes town-twinning and citizens' projects.
Town-twinning has already proven to be a success story, and I hope that this success story will continue and go from strength to strength with this programme.
Furthermore, the citizens' projects are very important.
One central idea in establishing this programme was that the European Union could indeed have a grassroots programme which would not be elitist and which the people, the citizens of the European Union, could think of as theirs.
The second area of action is active civil society in Europe.
This could help provide structural support for EU public policy research organisations (think-tanks) and for NGOs at European level, as well as support for projects coordinated by these NGOs.
I think it is vitally important that open adult education centres and vocational colleges, non-degree-based organisations, have a bigger role, because these are just the sort of organisations that are best at reaching out to ordinary people at grassroots level.
This way, this programme will hopefully also open its doors to people all over the European Union, and they will feel it is something relevant to them.
The third area of action is 'Together for Europe', supporting high visibility events, studies and information and dissemination tools.
As we know, it is important to promote the European Union in the appropriate way and to bring it closer to people, because there are shortcomings too in the area of information and communications.
People feel that they are a long way from the decision-making process, and therefore they feel that European Union programmes are remote.
We have much work to do to bring the Union closer to the people by providing information and through various events.
A fourth area of action was added to the programme, and this is the preservation of Active European Remembrance.
There was intense discussion on this in our committee.
We finally hit on the idea that, when this action was transferred from the Culture 2000 Programme, it was just this memory of Nazism and Stalinism that we needed to preserve, so that no horrors like this can ever occur again in Europe.
We think that it is very important that future generations are also able to understand what the European identity is, what peace is, and what stability is, and it is therefore also important to guarantee active remembrance.
It would also obviously have been desirable for the budget to be up-to-date when this programme was being put together.
We know, however, that for some reason there is not as yet enough sympathy in the European Parliament, or at least not in the European Commission or the Council, for cultural projects, or enough appreciation of their importance.
I myself believe that culture and our civil society create a basis on which a dynamic and thriving economy can also be built.
We on the Committee on Culture and Education, being cultured people, should ensure that the budget will be more effective in the future.
This time we were obliged to some extent to cut it from the Commission's original proposal under pressure from the Council, but I hope that the programme can be got underway here, and that it will become a success story.
Finally, I would like to express my gratitude for the cooperation and general understanding that has been reached between the Commission, the Council and Parliament.
I am especially glad that NGOs, open universities and amateur sports clubs have been included in the programme.
I hope that when this programme starts in early 2007 it might become another success story.
(Applause)
Member of the Commission. Mr President, not more than half a year ago, I was here speaking on the same programme, asking for a quick agreement.
At that time the proposal had a different title: 'Citizens for Europe'.
Now, after half a year we are here, very close to the final decisions with the new title, 'Europe for Citizens', coming from your input; but I think this was a remarkable shift, both in consensus but also in the readiness top progress towards finalisation.
This programme is very important for citizens and civic society organisations.
I am very satisfied with the quality and intensity of negotiations between institutions that have taken place on the programme.
I would like especially and sincerely to thank the Committee on Culture for its efforts to accelerate the procedure, and the rapporteur, Mr Takkula, for his excellent work and cooperation.
Those steps in the interinstitutional procedures were accompanied by informal trilateral meetings.
They resulted in a compromise acceptable to all three institutions in the form of four amendments on which you will vote on tomorrow.
Concerning the budget, we agreed to allocate an amount of EUR 190 million at 2004 prices, which means EUR 215 million at current prices.
This is less than the Commission's original proposal but it still enables us to retain the structure of the programme, only reducing the number of outputs.
I would like once more to express my regrets about the introduction by the Council of a supplementary step to the comitology procedure.
This will slow down the selection procedure for certain categories of projects.
However, with a view to reaching a quick agreement, the Commission accepted the position taken by the Council and supported by you.
Today you are envisaging adopting four amendments: two of them concern the budget breakdown between different actions; one is technical and will accelerate the entry into force of the programme; and the last one adds the promotion of tolerance to the objectives of the programme.
That is fully in line with the programme's philosophy.
Let me repeat that the Commission fully supports the agreed compromise and therefore encourages Parliament to adopt those four amendments.
If you adopt them, the Council has committed itself rapidly to adopt the whole agreed text and the programme should then be able to enter into force by 1 January 2007.
I can assure you that once the programme is adopted the Commission will take all necessary steps to implement it as efficiently and as effectively as possible.
Indeed, my services are already actively preparing its entry into force.
We will work in close cooperation with the Programme Committee and in close dialogue with the organisations involved in this programme.
I would like to finish by repeating what Mr Takkula said, i.e. that culture forms the basis for our societies, which is why we defined the legal base for this programme in combination with the culture-related Article 151 of the Treaty.
It was the subject of many discussions, but I believe it is the right proposal and the right line to take, for future culture and citizenship to go hand in hand towards responsibility on all levels of our public and private engagement in our lives, as well as in the spheres of enlargement and the future of our Union.
Mr President, Commissioner, ladies and gentlemen, let me start with a word of thanks to the rapporteur, Mr Takkula, for this very fine report on 'Europe for Citizens'.
Now that the overall amount has been reduced to EUR 190 million from the EUR 235 million that this House and the Commission originally agreed on, that is the amount with which, for lack of any understanding on the Council's part, we are obliged to manage.
We support the rapporteur's two amendments, one of which aims for a 2% decrease, and the other at an increase by the same amount.
We are particularly glad to see that the new Action 4, which has to do with memorials, keeps alive the memory not only of the crimes committed by the Nazi regime but also of those committed under Stalin.
I would, however, Commissioner, like to address one other problem, one that has been raised by those who benefit from the programmes and by those who run them.
This House wishes to point out that its resolution of 5 April 2006 referred to both conferences and seminars, and the bilateral seminars - working parties and meetings of experts - are essential components of the partnership effort in terms of qualifying the programmes and those who work on them, and grants should be available for them in the same way that they are for multilateral conferences.
Furthermore, this House takes it as read that the Commission will, in the course of the applications procedure, accord equal treatment to local authorities and civil society organisations, and the object of that is that the Commission should be prevented from doing as had originally been planned and imposing additional requirements - such as guarantees and special bank sureties - on too many other social organisations, which they would find it difficult, indeed impossible, to meet.
on behalf of the PSE Group. - (NL) Mr President, first of all, I should like to thank the rapporteur, Mr Takkula, for his excellent report and for his good cooperation.
I welcome this programme with open arms, for it will benefit the public, us in this House and the European Union as a whole.
After all, the Europe for Citizens programme finally indicates that the citizens should not be there for Europe but the other way round. Europe is there for its citizens.
Only when the European Union obtains concrete results for its citizens can we count on support for this European Union.
Needless to say, we can try to enhance the bonding process between our citizens and the EU by organising exchange programmes and events, but it is always more successful if the citizens come up with their own initiatives, which is where this programme comes in.
I am grateful to Mr Takkula, to my fellow Members in all the groups, as well as to the Commission and Council, for the good working relationship we have enjoyed in dealing with this dossier.
There is, however, something that I need to get off my chest.
The European Union has recognised that there is a chasm between its citizens and the institutions.
This programme is in recognition of this and tries to make amends in this respect.
Why then, have we skimped on this programme and other vitally important programmes?
Talking about citizen involvement without injecting money into it is, of course, a waste of time.
I will in any event do all I can to promote this programme to people in the Netherlands.
I hope that other Members will bring this programme to people's attention in their own countries too.
If we all made a huge success of it, next time, the Council and the Commission may have no choice but to increase the budget of the Europe for Citizens programme to an acceptable level.
There is no doubt that the Europe for Citizens programme can become a success.
In Europe, there are many people who are prepared to actively work on Europe's integration.
This programme allows them to take part in the process and get organising.
It is, therefore, enormously important for the European citizens to have the sense of being involved in the EU's development.
That is what this programme makes possible.
My appeal to the citizens of Europe is therefore that they seize that opportunity.
on behalf of the ALDE Group. - Mr President, I congratulate the rapporteur on his excellent work in producing this report on the promotion of active European citizenship.
Many of us who genuinely care about the future of Europe believe that active citizenship will play an important role in the continuation of the European project. The EU is a work in progress; progress from centuries of division to a time of mutual cooperation.
That mutual cooperation is for the benefit of all our citizens. Otherwise the EU has no raison d'être.
It is also important to understand that this mutual cooperation is not just between Member States.
That is certainly important, but it is not enough.
There must also be mutual cooperation between our citizens so that they too are an integral part of the process - not as an audience, but as actors on the stage; not as observers but as participants.
We are looking here at participative democracy alongside representative democracy - sometimes an uneasy alliance on both sides, but one we must promote because otherwise we just pay lip service to our citizens, and they deserve much better than that.
I am pleased to see the inclusion of non-formal education programmes in this report.
Perhaps we might extend that to the recognition of volunteering activities through the provision of a European volunteering passport.
Volunteering plays an important role in active citizenship because many of the activities earmarked in the report, such as town twinning, civil society organisations and amateur sports organisations, involve volunteer participation.
Intercultural dialogue must also be supported.
All of us have our prejudices, our misconceptions about others, and it is only by engaging with each other that we begin to recognise each other's humanity; and that is the foundation of mutual cooperation and mutual respect.
My only regret is that the funding provided will not be sufficient to accomplish the huge and important task we have set ourselves.
However, I agree with the previous speaker: let us roll up our sleeves and get on with it.
on behalf of the Verts/ALE Group. - (DE) Mr President, I, too, should like to start by thanking the rapporteur, Mr Takkula.
I am delighted that there has been a rethink in the naming of the programme, originally called 'Citizens for Europe', and that it is now called 'Europe for Citizens'.
This means that the onus is on Europe, too, and that it must reach out to the public.
The aim is to reach and involve citizens, to meet them locally, to take them seriously, to listen to their concerns and to win them over to Europe and the debate on its future.
Town-twinning activities are a good means of contributing to this.
A general discussion on European globalisation blues will also form part of the debates within this programme, however, as will the question as to how we can strike a balance between excessive neoliberalism on the one hand, and statism or excessive protectionism on the other.
I should like to mention a further point, namely the inclusion of extermination camps - be they Stalinist or Nazi - in this programme.
I believe that a further reappraisal of the history of this particular European totalitarianism, which destroyed Europe and brought great unhappiness to the whole world, is politically appropriate.
Learning the appropriate lessons from this and building a genuinely open and democratic Europe remains one of our challenges for the future.
The programme is also intended to make a contribution to this.
on behalf of the GUE/NGL Group. - (PT) We share the concerns and the objectives of the 'Europe for Citizens' programme and accordingly voted in favour.
The truth of the matter is that this European Union is short of neither 'Europe for businesses' nor 'Europe for the market'.
Far from it, in fact.
We have had far too little 'Europe for citizens', too little support for a European citizenship with an active voice in the major themes on which we are building our shared territory.
In this area, decisions lack courage, laws are thin on the ground and support is virtually non-existent.
This programme alone will not in itself reverse this situation.
We support the programme, but we are also critical of its budgetary weakness.
A 60% cut on the original proposal is clearly excessive, but very much in keeping with the restrictive and outdated rule whereby all programmes in the field of education, culture and youth are underfunded.
Chronic underfunding is not the result of any scarcity of resources, but of a deliberate policy strategy on the type of Union that the Member States want to construct, which resurfaced when the financial perspective for 2007-2013 was adopted, to the detriment of areas such as culture.
There is no such thing as effective policy without adequate funding.
Words and good intentions are all well and good, but the policy must be much more than this.
Mr President, Mr Takkula, we agree with you as regards your preference for transparency in granting funding for projects.
This should be based on clear criteria with open application procedures and impartial adjudicators.
Unfortunately, this has not been the case.
We are pleased to note that we will gradually see an end to the scandal of funding being granted outside the application system to organisations that place themselves above fair competition and are still receiving substantial long-term funding.
This damages the Union's image.
The fact that these organisations are often associated with important personalities who made their careers in the European institutions only makes matters worse.
I come from a southern European country and I must say I warmly welcome the fresh air blowing in from the north in relation to this issue.
Lastly, as regards the new line of funding on memorials to dictatorships, I should like once again to express our complete opposition to the criteria that have been followed.
The exclusion of memorials to dictatorships that for decades oppressed various peoples in the south of Europe shows a lack of respect for the thousands of victims of these dictatorships.
Without the victory over the fascist regimes of southern Europe, the borders of the EU would be quite different today, and its territory smaller.
The exclusion of these dictatorships, and of the memory of them, sends out the wrong message to the citizens, suggesting, as it does, that there are some dictatorships whose memory should not be forgotten and others that are not so bad or even acceptable.
It also sends out the wrong message to the world.
A pragmatic attitude to dictatorships is indicative of double standards, and poisons and discredits the EU's external policy.
A criterion based on unambiguously democratic principles would have been better than a mediocre, mean-spirited criterion that was unable to look beyond the scarcity of funding.
on behalf of the UEN Group. - (PL) Mr President, we are all playing our part in the creation of the European Union, but we bring with us our own particular outlook, experience and observations.
These make it clear that, although we have much in common, there is also much that divides us.
Many European citizens are sceptical about the Union and dubious about European integration.
As a result, whilst some are seeking ways of rapidly bringing about European integration, others feel that if this process has to take place at all, it must do so slowly and be carefully thought through.
They feel it should be a long-term process that respects national traditions and takes account of contemporary experience.
I welcome the fact that the Europe for Citizens Programme contains many of the suggestions made by Members of this House, in particular in the part concerning memorials to the victims of dictatorship.
Financial support is available for places linked to the Nazi regime and also for memorials to the victims of Stalinist crimes.
Much was said during the debate on the programme about how little the citizens identify with the process of European integration.
A distinction was rightly drawn between citizens of the old, new and future Member States.
Insufficient consideration was given, however, to the important fact that, while one group aims to create a single 'one size fits all' European model of national identity as quickly as possible, another inclines towards a Europe of nations, where the sense of national identity would be respected.
The latter group would determine common cultural values on the basis of cultural diversity and dialogue.
on behalf of the IND/DEM Group. - (PL) Mr President, the draft document on 'Europe for Citizens' is an example of detailed wishful thinking.
Someone dreamt up the idea that if more money were invested in awareness raising, informing and including Europeans in Union events, the citizens would be brought closer to the Union and involved in European integration.
A similar argument was adduced in the Soviet sphere of influence, where our lives were dominated by the single orthodox Socialist ideology.
It was believed that pouring money into events would guarantee the development of so-called Socialist awareness.
The Soviet system tried hard to create a single orthodox Soviet identity in the minds of Russians, Ukrainians, Georgians and others.
Nations were deprived of their right to their own distinctive identity.
Someone has now decided that it will be easier to integrate Europeans if the relevant document is entitled 'Europe for Citizens' instead of 'Citizens for Europe'.
We have seen all this before.
Soviet citizens were not supposed to be for the Soviet Union.
The Soviet Union was supposed to be for them.
What was actually the case was that, for Lenin, Stalin and others, people thinking and acting as Russians, Poles or Hungarians were a hindrance.
People brought up in Soviet multiculturalism were more malleable and more amenable to becoming slaves in the service of the empire.
We would do well to remember that the genuine freedom of individuals and nations arises out of national cultures where it has its source.
That is why this document should be consigned to the dustbin along with the legacy of the former Soviet Union.
Mr President, our sense of citizenship, like our sense of identity, arises from our history, our culture, our language and our experience of life.
It comes from the bottom up.
This citizenship programme is top-down. It seeks to create a sense of citizenship where none exists.
As such, it is doomed to fail and it is wholly improper.
I was born a British citizen.
I never asked to be a European citizen.
I do not want European citizenship and I totally reject and repudiate it.
The European Constitution, which incorporates the concept of EU citizenship, has been roundly rejected in France and Holland, and it would be rejected if it were voted on in the United Kingdom.
The promotion of this failed concept is therefore highly contentious.
We are using taxpayers' money to promote one side of a hotly disputed debate, and that is wrong, undemocratic and disgraceful.
I call on colleagues to reject this report out of hand.
Mr President, it is a very important achievement to have a common position adopted by the Council on this 'Europe for Citizens' programme and I congratulate the rapporteur, Mr Takkula, on his work and dedication and, in particular, for improving the scope of the programme.
I want to dwell on two aspects of the programme: town twinning and the memorials to the victims of the twin dictatorships of Hitler and Stalin.
I would urge Commissioner Figeľ to coordinate his work with that of his colleague, Commissioner Wallström, who is responsible for information and public relations, in order to maximise the impact of this extremely important report and programme.
Firstly, on the town-twinning movement, I could not disagree more with the previous speaker.
In my own country there are town-twinning associations which have existed for 50 years and others which have been newly founded.
I wish that the Commissioners - because they are the only people who can do it - would give fair, free and open publicity to the dedication and voluntary work of these organisations.
To hear in my own county town of Hertford, the German, French, British and European anthems sung by local citizens and by school children was infinitely more eloquent than the absurd anti-European propaganda that we are given to digest in much of our popular press.
We are in a battle for the hearts and minds of public opinion and we cannot allow the sceptics simply to have the best tunes.
We have got the best tune, but we have to proclaim it.
Secondly, on the memorials, I am delighted that Mr Takkula has included the victims of Stalinist crimes, because half our European Union was subject to that dictatorship, and just imagine the disbelief of new citizens of the European Union that their suffering should be neglected, whereas those who suffered from Hitler's Third Reich should be commemorated.
Therefore, I commend this report and this programme to Parliament and the entire European Union and let us hope that this time we win the argument.
Mr President, Hungary has commemorated the 50th anniversary of the 1956 revolution.
Old women and men remember the revolutionary events they witnessed, and young people try to image what happened 50 years ago when the anti-Stalinist revolution united the Hungarians, the reformed communists and the democrats.
But some thousand extreme right-wing rioters changed everything last night.
They attacked the police, burned down shops, some of them threw stones and bottles at a synagogue, shouting anti-Semitic slogans under the banner of the Hungarian Nazi movement.
These tragic events show us how important it is to remember, and to allow us to remember, the tragedies and crimes of the 20th century.
Mr Takkula's report rightly calls upon us to commemorate the victims of the Nazi and Stalinist regimes.
But it is not enough to commemorate: we have to combat present-day extremist ideologies as well.
Stalinism is over, thank God; but the danger of the neo-Nazi extremists is still alive.
Every democratic party has to condemn extreme right-wing ideologies and violence.
We have to learn from the lesson of the Weimar Republic.
The smallest concession to the extreme right could lead to huge tragedies.
(PT) Mr President, ladies and gentlemen, the Eurobarometer data are extremely worrying.
Most EU citizens are unfamiliar with the Union's institutional system.
The Commission's role is seen as either vague or very vague.
The Council is virtually unknown as an institution.
The citizens' perceptions are extremely muddled.
Many citizens are incapable of expressing a considered opinion on Europe.
There is one salient fact running through these data: the citizens want more information and have chosen television as the best means to receive that information.
We have seen that theoretical or bland citizenship, some vague feeling of belonging, makes Europe weaker.
Europe is viewed more as an abstraction than an important presence in our lives.
What we need is not theoretical or bland citizenship, but strong, practical citizenship, a feeling of loyalty, a feeling that Europeans can identify with a Community whose destiny is encapsulated in its universal values.
Without this feeling of loyalty and identification, no political project can succeed.
Citizenship is the biggest challenge facing a post-national society such as Europe.
European citizenship is a product of reason, not of tradition.
It needs to be constructed; it is not born spontaneously.
This is a new political era, one characterised by sharing and by new forms of governance.
It is indeed a time in which the sovereignty of States has shifted to a sovereignty of people.
Be that as it may, how ironic is it that the policy does not encourage people to identify with a project that places them at the centre?
The Citizens for Europe Programme does not provide an adequate budget or an incisive enough information strategy.
Publicity about the institutions - especially on television - showing the institutions and the European project must not be delayed any further.
Explaining Europe is vital in forming a feeling for Europe.
- (SL) The greatest achievement of the European Union to date has been guaranteeing peace and coexistence amongst the nations of Europe.
However, critics of the European Union frequently complain that the work carried out by European institutions is too expensive and too remote from its citizens.
The 'Europe for Citizens' programme offers new initiatives that will help to bring European citizens closer together, including those who are not enrolled in any type of formal education but who wish to gain new knowledge and experience and forge contacts with other citizens of the European Union.
Participation in this programme is open to twin towns, so the programme will also be accessible to the kind of people who do not take part in major European Union projects every day.
However, indirect contact and personal experience can contribute appreciably to an understanding of the Union, as I have noticed when I have met groups from Slovenia who are visiting the European Parliament.
Sport, too, has a great power to unify and can communicate across linguistic boundaries.
Participation in top-level sport is fast becoming the preserve of an increasingly narrow circle of people.
This programme supports international participation by the wider masses.
Major projects bring major benefits, but smaller projects bring great pleasure to many individuals.
The programmes will be all the more successful if citizens can access them easily and if they do not have to fill in mountains of forms every time they make an application.
Our citizens often become disenchanted with the European Union precisely because they encounter too many administrative obstacles when attempting to secure funding.
This is why we must endeavour, when offering worthwhile programmes, to streamline procedures and to ensure greater awareness of such funds and easier access to them, at both European and national level.
Member of the Commission. (SK) I would like to thank you for all your contributions and particularly for the commitment you have shown concerning the importance of working together as fellow citizens of the EU when dealing with certain issues or ideas.
The programme itself constitutes the legal basis for implementation and will define the conditions that the Commission too will be required to meet.
It is important that these conditions be known and implemented as soon as possible.
Parliament will be involved through the Steering Committee and programme evaluation.
As regards voluntary work and improvements in the recognition of informal education, we are interested in, and are striving for, progress in these areas, particularly from the perspective of young people.
This will be done through the Youth Pass, which should add greater transparency and value to voluntary work.
I agree that it is necessary to raise awareness of the results achieved so far, and of the successes and the nature of this cooperation, particularly, for example, in the area of cooperation between towns and cities.
More than 10 000 municipalities in the EU are cooperating under the civic programme.
Three weeks ago we awarded 11 golden stars for the best projects - those which are inspiring and which help real people solve real problems in towns and cities across the EU.
Such projects might be more widely copied if people were made more aware of them.
In this respect, I agree with Mr Beazley.
The programme will also provide opportunities for special events.
I would like to refer, for example, to last year's celebrations of the 25th anniversary of the Polish Solidarity Movement that were funded from a special budget line and heading.
It will be possible to implement this approach over the next seven years using the Citizenship Programme.
In conclusion, as well as a 'business-friendly' or 'market-friendly' Europe, we also have a real need for a 'citizen-friendly' Europe that is both well-disposed and helpful to its citizens, having as its foundations civil society and a certain degree of maturity.
I would also like to emphasise that the name of the programme is but one side of the coin, as the relationship between 'citizens for Europe' and 'Europe for Citizens ' is a very important one.
This is our space and at the same time it serves us.
We need to shape and develop this space and to take responsibility for it.
Once again, I would like to thank the rapporteur and the entire Parliament for a very constructive approach to the programme.
The debate is closed.
The vote will take place on Wednesday at 12.30 p.m.
Written statement (Rule 142)
(HU) Mr President, ladies and gentlemen. Please allow me to offer my congratulations on the creation of the 'Europe for Citizens' Programme (2007-2013) and to congratulate Mr Takkula on the most recent version of the report.
Europe's institutional, social and political relationships today form a dense network, the threads of which have become even more closely interwoven since enlargement.
Forming active European citizens plays a key role in this process, and the presence of such citizens is indispensable in order to ensure the continued democratic and balanced development of the European Union.
If we are to have European citizens who take responsibility for themselves and their society, we need to emphasise what today are considered to be 'lost' values, such as freedom, fairness, tolerance and solidarity, which constitute the fundamental values and cohesive bond of European society.
I also consider the balanced integration of citizens to be important, but above all, I believe that we need to foster dialogue between different cultures and worldviews.
Only in this way can we work together toward a common goal, shaping our own visions while accepting the differences of others and respecting our diversity.
Only mutual understanding, solidarity and a sense of belonging can give the citizens of Europe a sense of identity.
I support the efforts to shape a European citizenry based on common values, history and culture.
It is important to promote and celebrate the values and achievements of today's citizens, while not allowing our memories of the past to sink into oblivion.
If we keep our common cultural heritage at the forefront, we will strengthen the foundations of our shared future.
In my view, European citizenship means nothing other than taking responsibility for ourselves, our country and the European Union, and freely exercising our rights while respecting the same rights of others.
The right balance must also be struck between democratic rights and obligations.
This is a common European citizenship of which I would be pleased to be part.
Annex - Commission statement
The Commission should like to draw the legislative authority's attention to the need for the financial package mentioned in the basic act to be expressed at current prices, and for this to be done no later than its final publication in the OJ.
This corresponds to the standard budgetary practice and will help to ensure, with all due transparency, that the legislative authority's decision is complied with.
For the programme in question, the sum at current prices amounts to EUR 215 million. | Programme «L'Europe pour les citoyens» (2007-2013) (débat)
L'ordre du jour appelle la recommandation pour la deuxième lecture, au nom de la commission de la culture et de l'éducation, relative à la position commune du Conseil en vue de l'adoption de la décision du Parlement européen et du Conseil établissant, pour la période 2007-2013, le programme "L'Europe pour les citoyens" visant à promouvoir la citoyenneté européenne active (09575/1/2006 - C6-0316/2006 - (Rapporteur: M. Takkula).
rapporteur. - (FI) Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je voudrais remercier tous ceux qui ont pris part aux débats sur ce rapport, en particulier les rapporteurs fictifs ainsi que les membres d'autres commissions qui ont fait part de leurs commentaires.
Je tiens tout particulièrement à remercier mes chères collègues et coordinatrices, Mmes Pack et Prets, car, étant membre du plus petit groupe, je n'aurais pu élaborer ce rapport sans leur soutien.
Je vous suis par ailleurs reconnaissant pour l'excellent esprit d'équipe et la coopération dont vous avez fait preuve au sein de notre commission.
Le programme comporte quatre domaines d'action.
Le premier a trait à une Europe de citoyens actifs, ce qui inclut le jumelage des villes et des projets de citoyens.
Le jumelage des villes s'est déjà avéré être un succès et j'espère qu'il subsistera et s'amplifiera à travers ce programme.
Par ailleurs, les projets de citoyens sont très importants.
Ce programme a notamment été établi en partant du principe que l'Union européenne peut en effet disposer d'un programme populaire non élitiste et que les gens, les citoyens de l'Union européenne, peuvent s'approprier.
Le deuxième domaine d'action concerne la société civile en Europe.
Il pourrait apporter un soutien structurel aux organismes publics européens de recherche politique (groupes de réflexion) et aux ONG au niveau européen ainsi que soutenir des projets coordonnés par ces ONG.
Je pense qu'il est primordial que les centres d'éducation ouverte pour adultes et les instituts de formation professionnelle, des organisations proposant des études ne menant pas à un diplôme, jouent un rôle plus important, car c'est là le type d'organisme le plus apte à toucher les gens ordinaires à la base.
De cette façon, il est à espérer que ce programme ouvrira ses portes aux citoyens de toute l'Union européenne et que ces derniers se sentiront concernés par ce programme.
Le troisième domaine d'action s'intitule "Ensemble pour l'Europe"; il soutient des événements à haute visibilité, des études et des outils d'information et de diffusion.
Comme nous le savons, il est essentiel de promouvoir l'Union européenne comme il se doit et d'en faire une réalité plus concrète pour les citoyens, étant donné que le secteur de l'information et des communications souffre également de lacunes.
Les gens se sentent écartés du processus décisionnel et ont donc le sentiment que les programmes de l'Union européenne sont peu accessibles.
Nous avons fort à faire pour rapprocher l'Union européenne de ses citoyens en communiquant des informations et en mettant sur pied divers événements.
Un quatrième domaine d'action a été ajouté au programme: la préservation d'une mémoire européenne active.
Des discussions intenses ont eu lieu à ce sujet au sein de notre commission.
Nous avons enfin réalisé que lorsque cette initiative a été récupérée du programme Culture 2000, il s'agissait simplement de la mémoire du nazisme et du stalinisme que nous devions préserver afin qu'aucune horreur de ce genre ne puisse à nouveau être perpétrée en Europe.
Nous pensons qu'il est essentiel que les générations futures soient également capables de comprendre ce que l'identité européenne représente, au même titre que la paix et la stabilité. Par conséquent, il est primordial de préserver une mémoire active.
Il aurait évidemment été souhaitable que le budget soit mis à jour lors de l'élaboration de ce programme.
Nous savons toutefois que pour l'une ou l'autre raison, les projets culturels ne sont pas très appréciés au sein du Parlement européen, ou du moins au sein de l'Union européenne ou du Conseil. On n'en apprécie pas suffisamment l'importance.
Je considère que la culture et notre société civile créent une base sur laquelle peut être bâtie une économie dynamique et florissante.
Au sein de la commission de la culture et de l'éducation, en tant que personnes cultivées nous devrions veiller à ce que le budget soit affecté plus efficacement à l'avenir.
Cette fois, nous avons été contraints de le réduire quelque peu par rapport à la proposition initiale de la Commission, mais j'espère que le programme pourra être mis sur les rails et qu'il rencontrera le succès.
Pour conclure, je voudrais faire part de ma gratitude pour la coopération et la compréhension générale auxquelles la Commission, le Conseil et le Parlement sont parvenus.
Je me réjouis tout particulièrement du fait que les ONG, les universités ouvertes et les clubs de sports amateurs aient été inclus dans le programme.
J'espère que lorsque ce programme sera lancé début 2007, il sera lui aussi couronné de succès.
(Applaudissements)
membre de la Commission. - (EN) Monsieur le Président, il y a à peine six mois, je parlais ici du même programme, en demandant que l'on parvienne rapidement à un accord.
À ce moment-là, la proposition portait un autre titre: "Citoyens pour l'Europe".
Aujourd'hui, après six mois, nous sommes ici, tout proches des décisions finales sous le nouveau titre "L'Europe pour les citoyens", grâce à votre contribution. Je crois néanmoins qu'il s'agissait d'un changement remarquable, tant en ce qui concerne le consensus que l'empressement à progresser vers la version définitive.
Ce programme est fondamental pour les citoyens et les organisations de la société civile.
Je suis très satisfait de la qualité et de l'intensité des négociations menées entre les institutions à propos de ce programme.
Je voudrais en particulier remercier sincèrement la commission de la culture des efforts qu'elle a accomplis pour accélérer la procédure et le rapporteur, M. Takkula, pour son rapport et sa coopération remarquables.
Ces mesures prises dans le cadre des procédures interinstitutionnelles ont été accompagnés de réunions trilatérales non officielles.
Elles ont donné lieu à un compromis acceptable pour les trois institutions, sous la forme de quatre amendements sur lesquels vous voterez demain.
Pour ce qui est du budget, nous avons approuvé l'octroi d'un montant de 190 millions d'euros aux prix de 2004, ce qui représente 215 millions d'euros aux prix actuels.
Ce montant est moins élevé que dans la proposition initiale de la Commission, mais il nous permet encore de conserver la structure du programme, en réduisant uniquement le nombre de réalisations.
Je voudrais à nouveau exprimer mes regrets concernant l'introduction par le Conseil d'une étape supplémentaire dans la procédure de comitologie.
Elle ralentira la procédure de sélection pour certaines catégories de projets.
Toutefois, afin d'obtenir un accord rapidement, la Commission a accepté la position que le Conseil a adoptée et que vous avez soutenue.
Aujourd'hui, vous envisagez d'adopter quatre amendements: deux d'entre eux portent sur la ventilation du budget entre différentes actions, un amendement est de nature technique et accélérera l'entrée en vigueur du programme et le dernier amendement intègre la promotion de la tolérance aux objectifs du programme.
Ces amendements sont parfaitement conformes à la philosophie du programme.
Je rappelle que la Commission soutient pleinement le compromis obtenu et, par conséquent, elle encourage le Parlement à adopter ces quatre amendements.
Si vous les adoptez, le Conseil s'est engagé à adopter rapidement l'ensemble du texte approuvé et le programme devrait donc pouvoir entrer en vigueur le 1er janvier 2007.
Je peux vous assurer que, dès que le programme sera adopté, la Commission prendra toutes les mesures nécessaires pour le mettre en œuvre de la manière la plus rationnelle et efficace possible.
En effet, mes services préparent déjà activement l'entrée en vigueur de ce programme.
Nous travaillerons en étroite collaboration avec le comité de programme et en étroite concertation avec les organisations concernées par ce programme.
Je voudrais conclure en rappelant ce que M. Takkula a affirmé, à savoir que la culture constitue la base de nos sociétés, raison pour laquelle nous avons défini la base juridique de ce programme en la fondant sur l'article 151 du Traité, qui concerne la culture.
Cela a fait l'objet de nombreuses discussions, mais je crois que c'est la proposition adéquate et la voie à suivre pour qu'à l'avenir, la culture et la citoyenneté s'orientent indissociablement vers la responsabilité à tous les niveaux de notre engagement public et privé dans notre vie, ainsi que dans le domaine de l'élargissement et de l'avenir de notre Union.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, permettez-moi de commencer en adressant mes remerciements au rapporteur, M. Takkula, pour son excellent rapport sur "L'Europe pour les citoyens".
Le montant global étant passé de 235 millions d'euros (convenus à la base par la Commission et le Parlement) à 190 millions d'euros, nous sommes contraints de faire avec ce montant faute de la moindre compréhension dans le chef du Conseil.
Nous soutenons les deux amendements du rapporteur, l'un prônant une réduction de 2% et l'autre une augmentation d'un pourcentage équivalent.
Nous nous réjouissons tout particulièrement de constater que la nouvelle Action 4, relative aux mémoriaux, préserve non seulement la mémoire des crimes perpétrés par le régime nazi, mais également de ceux commis sous le régime stalinien.
Monsieur le Commissaire, je voudrais toutefois aborder un autre problème, soulevé par ceux qui bénéficient des programmes et par ceux qui les gèrent.
Cette Assemblée souhaite souligner que sa résolution du 5 avril 2006 faisait référence à des conférences et séminaires, et que les séminaires bilatéraux - groupes de travail et réunions d'experts - sont des composants primordiaux de l'effort de partenariat en termes de qualification des programmes et de ceux qui y collaborent. Des fonds doivent leur être alloués comme dans le cas des conférences multilatérales.
De plus, cette Assemblée considère qu'il est convenu que la Commission accordera un traitement égal aux autorités locales et aux organisations de la société civile dans le cadre de la procédure de demande. Il s'agit ici d'éviter que la Commission n'agisse comme cela avait été prévu à l'origine et qu'elle n'impose de nouvelles exigences - telles que des garanties et des sécurités bancaires spéciales - à un trop grand nombre d'autres organisations sociales, qu'elles auraient du mal, voire seraient dans l'impossibilité de respecter.
au nom du groupe PSE. - (NL) Monsieur le Président, je tiens avant tout à remercier le rapporteur, M. Takkula, pour son rapport de qualité et pour sa coopération irréprochable.
J'accueille ce programme à bras ouverts, car il bénéficiera au public, à nous dans cette Assemblée et à l'Union européenne dans son ensemble.
Après tout, le programme "L'Europe pour les citoyens" indique enfin que ce ne sont pas les citoyens qui doivent être là pour l'Europe, mais bien l'inverse.
Nous ne pourrons compter sur un soutien de cette Union européenne que si elle obtient des résultats concrets pour ses citoyens.
Il va sans dire que nous pouvons tenter de renforcer le processus de cohésion entre nos concitoyens et l'UE en mettant sur pied des programmes d'échange et des événements, mais les résultats seront bien meilleurs si les citoyens y vont de leurs propres initiatives. C'est justement là qu'intervient ce programme.
Je remercie M. Takkula, mes collègues députés de tous les groupes ainsi que la Commission et le Conseil pour l'excellente relation de travail dont nous avons bénéficié pour traiter ce dossier.
Néanmoins, il est une chose que je tiens à dire.
L'Union européenne a reconnu le schisme existant entre ses citoyens et les institutions.
Ce programme a été élaboré sur la base de ce constat et tente de faire amende honorable à cet égard.
Pourquoi donc avons-nous lésiné sur ce programme ainsi que sur d'autres initiatives vitales?
C'est évidemment une véritable perte de temps que de parler d'impliquer les citoyens sans investir de l'argent à cette fin.
Dans tous les cas, je ferai tout ce que je peux pour promouvoir ce programme aux Pays-Bas.
J'espère que les autres États membres le porteront également à l'attention des citoyens de leur propre pays.
Si cela aboutit, la prochaine fois, le Conseil et la Commission n'auront pas d'autre choix que d'augmenter le budget du programme "L'Europe pour les citoyens" à un niveau acceptable.
Il ne fait aucun doute que ce programme peut être couronné de succès.
En Europe, bon nombre de personnes sont prêtes à travailler d'arrache-pied à l'intégration de l'Europe.
Ce programme leur permettra de prendre part au processus et de s'organiser.
Il est donc primordial que les citoyens européens aient le sentiment d'être impliqués dans le développement de l'UE.
C'est ce que permet ce programme.
J'en appelle donc aux citoyens de l'Europe pour qu'ils saisissent cette opportunité.
au nom du groupe ALDE. - (EN) Monsieur le Président, je félicite le rapporteur pour l'excellent travail de rédaction de ce rapport sur la promotion d'une citoyenneté européenne active.
Bon nombre d'entre nous qui se préoccupent réellement de l'avenir de l'Europe pensent que la citoyenneté active exercera un rôle essentiel dans la poursuite du projet européen.
L'UE est un travail en cours, qui est passé de siècles de division à une époque de coopération mutuelle, cette dernière étant bénéfique pour tous nos concitoyens, sinon l'UE n'a pas de raison d'être.
Il est également important de comprendre que cette coopération mutuelle n'a pas uniquement lieu entre les États membres.
Elle est certainement fondamentale, mais pas suffisante.
Il doit également exister une coopération mutuelle entre nos concitoyens, afin qu'ils fassent aussi partie intégrante du processus, non pas comme spectateurs, mais comme acteurs sur la scène, non pas comme observateurs, mais comme participants.
Nous examinons ici la démocratie participative parallèlement à la démocratie représentative, une alliance qui, parfois, n'est pas aisée des deux côtés, mais que nous devons promouvoir, car, autrement, nous ne ferions qu'adresser de belles paroles à nos concitoyens; ils méritent bien mieux que cela.
Je suis ravie de constater l'inclusion de programmes éducatifs non officiels dans ce rapport.
Nous devrions peut-être également inclure la reconnaissance d'activités volontaires par l'octroi d'un passeport de volontaire européen.
Le volontariat joue un rôle crucial dans la citoyenneté active, car de nombreuses activités bénéficiaires mentionnées dans le rapport, telles que le jumelage de villes, les organisations de la société civile et les organisations de sportifs amateurs, impliquent une participation volontaire.
Il est également indispensable de soutenir le dialogue interculturel.
Nous avons tous des préjugés, des idées fausses sur les autres et c'est seulement en s'engageant auprès de chacun que nous commençons à reconnaître l'humanité de chacun; c'est le fondement de la coopération et du respect mutuels.
Je regrette simplement que le financement prévu ne soit pas suffisant pour accomplir la tâche immense et capitale que nous nous sommes attribuée.
Cependant, je suis d'accord avec l'oratrice précédente: retroussons nos manches et mettons-nous au travail.
au nom du groupe des Verts/ALE. - (DE) Monsieur le Président, je voudrais également commencer en remerciant le rapporteur, M. Takkula.
Je me réjouis que le nom du programme, auparavant intitulé "Citoyens pour l'Europe" ait été rebaptisé "L'Europe pour les citoyens".
Cela signifie que la responsabilité incombe également à l'Europe et qu'elle doit atteindre le public.
Il s'agit de toucher et d'impliquer les citoyens, de les rencontrer localement, de les prendre au sérieux, d'écouter leurs préoccupations et de les faire adhérer à l'Europe et au débat sur son avenir.
Les activités de jumelage des villes sont un bon moyen d'y contribuer.
Une discussion générale sur les problèmes de la mondialisation européenne sera également organisée lors des débats prévus dans le cadre du programme. Il s'agira par ailleurs de déterminer comment trouver un équilibre entre un néolibéralisme excessif, d'un côté, et l'étatisme ou un protectionnisme excessif, de l'autre.
Je voudrais encore mentionner un autre point, à savoir l'inclusion dans ce programme des camps d'extermination - staliniens ou nazis.
Selon moi, une réévaluation de l'histoire de ce totalitarisme européen particulier, qui a détruit l'Europe et a été une source de malheur pour le monde entier, est politiquement correcte.
Tirer les enseignements adéquats de cette expérience et construire une Europe démocratique et ouverte restent l'un de nos défis pour l'avenir.
Le programme vise aussi à contribuer à cet objectif.
au nom du groupe GUE/NGL. - (PT) Nous partageons les préoccupations et objectifs du programme "L'Europe pour les citoyens" et avons par conséquent voté en sa faveur.
La vérité, c'est que l'Union européenne ne manque ni d'une "Europe pour les entreprises" ni d'une "Europe pour les marchés".
Loin de là, en fait.
Nous n'avons pas assez pensé à une "Europe pour les citoyens", à défendre une citoyenneté européenne donnant la possibilité de se faire entendre sur les thèmes majeurs sur lesquels nous développons notre territoire commun.
Dans ce domaine, les décisions manquent de courage, les lois sur le terrain manquent d'ampleur et le soutien est quasi inexistant.
Seul, ce programme n'inversera pas la tendance.
Nous soutenons ce programme, mais critiquons également ses faiblesses budgétaires.
Une réduction de 60% par rapport à la proposition initiale est clairement excessive mais est tout à fait conforme à la règle stricte et dépassée selon laquelle tous les programmes dans les domaines de l'éducation, de la culture et de la jeunesse sont sous-financés.
Le sous-financement chronique ne résulte pas de la rareté des ressources mais d'une stratégie politique délibérée sur le type d'Union que les États membres veulent construire, ce qui est de nouveau apparu lors de l'adoption des perspectives financières 2007-2013, au détriment de domaines tels que la culture.
Aucune politique ne peut être efficace sans un financement adéquat.
Les mots et les bonnes intentions sont une bonne chose, mais la politique doit être plus ambitieuse que cela.
Monsieur le Président, Monsieur Takkula, nous sommes tout à fait d'accord avec votre choix de transparence quant à l'octroi de financements pour les projets.
Ce dernier doit reposer sur des critères clairs accompagnés de procédures de demande ouvertes et d'adjudicateurs impartiaux.
Cela n'a malheureusement pas été le cas.
Nous nous réjouissons de constater qu'il sera progressivement mis fin au scandale des financements octroyés en dehors du système des demandes à des organisations se plaçant au-dessus de la concurrence et percevant encore des financements substantiels sur le long terme.
Cela nuit à l'image de l'Union.
Le fait que ces organisations soient souvent associées à d'importantes personnalités ayant fait carrière au sein des institutions européennes ne fait qu'aggraver les choses.
Je viens d'un pays du sud-est de l'Europe et je dois dire que je me réjouis de ce vent frais du nord sur cette question.
Enfin, eu égard à la nouvelle ligne de financement des mémoriaux en hommage aux victimes de dictatures, je voudrais une fois encore souligner que nous sommes tout à fait opposés aux critères qui ont été appliqués.
L'exclusion de tels mémoriaux en hommage aux victimes de dictatures qui, des décennies durant, ont opprimé divers peuples du sud de l'Europe, témoigne d'un manque de respect à l'égard des milliers de victimes de ces dictatures.
Sans la victoire sur les régimes fascistes du sud de l'Europe, les frontières de l'UE seraient bien différentes aujourd'hui et ses territoires plus petits.
L'exclusion de ces dictatures et de leur souvenir envoie un message erroné aux citoyens, suggérant qu'il convient de ne pas oublier certaines dictatures alors que d'autres ne sont pas mauvaises voire acceptables.
Nous adressons ainsi un mauvais message au monde entier.
Une attitude pragmatique envers les dictatures reflète une politique de deux poids deux mesures, tout en empoisonnant et discréditant la politique extérieure de l'UE.
Des critères basés sur des principes démocratiques non équivoques auraient été préférables plutôt que des critères médiocres et misérables ne permettant pas de faire abstraction de la rareté des financements.
au nom du groupe UEN. - (PL) Monsieur le Président, nous contribuons tous à la création de l'Union européenne, mais en fonction de nos propres perspectives, expériences et constats.
Ces derniers soulignent clairement que même si nous avons bien des choses en commun, de nombreux éléments nous séparent.
De nombreux citoyens européens sont sceptiques à l'égard de l'Union et doutent de l'intégration européenne.
Par conséquent, alors que certains cherchent des solutions permettant une intégration européenne rapide, d'autres ont le sentiment qu'en cas de mise en œuvre de ce processus, cette dernière doit se faire lentement, avec prudence et de manière réfléchie.
Ils considèrent qu'elle doit faire l'objet d'un processus à long terme conforme aux traditions nationales et tenant compte des expériences contemporaines.
Je salue le fait que le programme "L'Europe pour les citoyens" comporte de nombreuses suggestions des membres de cette Assemblée, en particulier dans la partie relative aux mémoriaux en hommage aux victimes de dictatures.
Un soutien financier est disponible pour certains sites liés au régime nazi et pour des mémoriaux dédiés aux victimes des crimes staliniens.
Le débat a longuement porté sur le fait que les citoyens européens s'identifient très peu au processus d'intégration européenne.
Une distinction a été opérée à raison entre les citoyens des anciens, nouveaux et futurs États membres.
Toutefois, un fait important n'a pas été suffisamment considéré: alors qu'un groupe entend créer un modèle d'identité nationale européen "adapté pour tous" aussi rapidement que possible, un autre prône une Europe des nations au sein de laquelle l'identité nationale serait respectée.
Ce dernier groupe définirait des valeurs culturelles communes basées sur la diversité culturelle et le dialogue.
au nom du groupe IND/DEM. - (PL) Monsieur le Président, le projet de document sur l'"Europe pour les citoyens" illustre largement comment on peut prendre ses désirs pour des réalités.
Quelqu'un a rêvé qu'en consacrant davantage d'argent à la sensibilisation, l'information et l'implication des européens dans événements de l'Union, les citoyens se rapprocheraient de celle-ci et participeraient à l'intégration européenne.
Un argument similaire a été évoqué dans la sphère d'influence soviétique, au sein de laquelle notre existence a été dictée par la seule idéologie socialiste orthodoxe.
On estimait alors que le financement d'événements garantirait le développement d'une soi-disant prise de conscience socialiste.
Le système soviétique s'est échiné à forger une identité soviétique orthodoxe unique dans l'esprit des Russes, des Ukrainiens, des Géorgiens et d'autres.
Les nations ont été privées de leur droit à une identité propre.
Quelqu'un vient de décider qu'il serait plus simple d'intégrer les Européens en intitulant le document en question "L'Europe pour les citoyens" et non "Citoyens pour l'Europe".
C'est du déjà-vu.
Les citoyens soviétiques n'étaient pas supposés être en faveur de l'Union soviétique.
Elle était censée être faite pour eux.
Dans les faits, pour Lénine, Staline et d'autres, les gens pensant et agissant en tant que Russes, Polonais ou Hongrois étaient un obstacle.
Ceux qui avaient baigné dans un multiculturalisme soviétique à travers leur éducation étaient plus malléables et disposés à devenir des esclaves au service de l'empire.
Nous ferions bien de nous rappeler que la liberté des individus et des nations découle des cultures nationales où elle est enracinée.
C'est la raison pour laquelle il convient de jeter ce document et de se défaire de l'héritage de l'ancienne Union soviétique.
(EN) Monsieur le Président, notre sens de la citoyenneté, comme notre sens de l'identité, provient de notre histoire, de notre culture, de notre langue et de notre expérience de la vie.
Il part de la base.
Ce programme de citoyenneté est imposé d'en haut; il vise à créer un sens de la citoyenneté là où il n'en existe pas.
En tant que tel, il est voué à l'échec et il n'est pas du tout approprié.
Je suis un citoyen britannique de naissance.
Je n'ai jamais demandé à être un citoyen européen.
Je ne veux pas de la citoyenneté européenne et je la rejette et la récuse totalement.
La Constitution européenne, qui contient le concept de citoyenneté de l'UE, a été rejetée catégoriquement en France et aux Pays-Bas et elle serait également rejetée si elle devait faire l'objet d'un vote au Royaume-Uni.
La promotion de ce concept manqué est donc extrêmement controversée.
Nous utilisons l'argent des contribuables pour promouvoir un aspect d'un débat très houleux, ce qui est injuste, non démocratique et honteux.
J'invite mes collègues à rejeter ce rapport d'emblée.
(EN) Monsieur le Président, l'adoption d'une position commune par le Conseil sur cette "Europe pour les citoyens" est une réussite essentielle et je félicite le rapporteur, M. Takkula, pour son travail, pour son dévouement et, plus particulièrement, pour l'élargissement de la portée du programme.
Je voudrais revenir sur deux aspects du programme: le jumelage de villes et les mémoriaux aux victimes des dictatures jumelles d'Hitler et de Staline.
Je recommande au commissaire Figel' de coordonner son travail avec celui de sa collègue, la commissaire Wallström, qui est responsable de l'information et des relations publiques, afin de maximiser les répercussions de ce rapport et de ce programme cruciaux.
Premièrement, pour ce qui est du mouvement en faveur du jumelage de villes, je suis en désaccord total avec l'orateur précédent.
Dans mon propre pays, il existe des associations de jumelage de villes, certaines ayant été créées il y a 50 ans et d'autres récemment.
Je souhaite que les commissaires - puisqu'ils sont les seuls à pouvoir le faire - parlent honnêtement, librement et ouvertement du dévouement et du travail volontaire de ces organisations.
Le fait d'entendre dans ma propre ville d'Hertford les hymnes allemand, français, britannique et européen chantés par des citoyens locaux et des enfants des écoles était infiniment plus éloquent que la propagande anti-européenne absurde que l'on nous sert dans la plupart de notre presse populaire.
Nous sommes au centre d'une lutte visant à conquérir le cœur et l'esprit de l'opinion publique et nous ne pouvons pas laisser simplement les sceptiques avoir les meilleurs arguments.
Nous avons le meilleur argument, mais nous devons le proclamer.
Deuxièmement, en ce qui concerne les mémoriaux, je suis ravi que M. Takkula ait inclus les victimes des crimes du stalinisme, car la moitié de notre Union européenne a été soumise à cette dictature. Imaginez l'incrédulité des nouveaux citoyens de l'Union européenne si leur souffrance était oubliée, alors que l'on rendrait hommage à ceux qui ont souffert sous le IIIe Reich d'Hitler.
Par conséquent, je recommande ce rapport et ce programme au Parlement et à l'ensemble de l'Union européenne et espérons que, cette fois-ci, nous sortirons gagnants de ce débat.
(EN) Monsieur le Président, la Hongrie a commémoré le 50e anniversaire de la révolution de 1956.
Les femmes et les hommes âgés se souviennent des événements dont ils ont été témoins et les jeunes essaient de s'imaginer ce qu'il s'est produit il y a 50 ans, lorsque la révolution antistalinienne a uni les Hongrois, les communistes réformés et les démocrates.
Cependant, un millier d'émeutiers d'extrême droite ont tout changé la nuit dernière.
Ils ont attaqué la police, ils ont incendié des magasins et certains d'entre eux ont jeté des pierres et des bouteilles sur une synagogue en proférant des slogans antisémites sous la bannière du mouvement nazi hongrois.
Ces événements tragiques nous montrent à quel point il est important de se souvenir, et de nous permettre de nous souvenir, des drames et des crimes du XXe siècle.
Le rapport de M. Takkula nous invite, à juste titre, à commémorer les victimes des régimes nazis et staliniens.
Toutefois, il ne suffit pas de rendre un hommage: nous devons aussi lutter contre les idéologies extrémistes d'aujourd'hui.
Dieu merci, le stalinisme fait partie du passé, mais le danger que représentent les extrémistes néonazis est toujours bien présent.
Tout parti démocratique doit condamner les idéologies et la violence de l'extrême droite.
Nous devons tirer les enseignements de la République de Weimar.
La moindre concession accordée à l'extrême droite pourrait mener à de terribles tragédies.
(PT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, les données de l'Eurobaromètre sont extrêmement préoccupantes.
La plupart des citoyens européens connaissent mal le système institutionnel de l'Union.
Le rôle de la Commission est perçu comme étant vague ou très vague.
Le Conseil est quasi inconnu en tant qu'institution.
Les opinions des citoyens sont extrêmement confuses.
Bon nombre d'entre eux sont incapables de faire part d'un avis sur l'Europe.
Un fait ressort de ces données: les citoyens veulent davantage d'informations et ont privilégié la télévision comme support pour les recevoir.
Nous avons constaté qu'une citoyenneté théorique ou insipide, un vague sentiment d'appartenance affaiblissent l'Europe.
L'Europe est perçue comme une chose abstraite et non comme une réalité importante de notre existence.
Ce dont nous avons besoin, ce n'est pas d'une citoyenneté théorique or insipide, mais d'une citoyenneté forte, un sentiment de loyauté, le sentiment que les Européens peuvent s'identifier à une communauté dont la destinée fait partie intégrante de ses valeurs universelles.
Sans ce sentiment de loyauté et d'identification, aucun projet politique ne peut aboutir.
La citoyenneté est le plus grand défi auquel une société post-nationale telle que l'Europe est confrontée.
La citoyenneté européenne est le fruit de la raison, non de la tradition.
Elle doit être construite. Elle ne naît pas spontanément.
Il s'agit d'une nouvelle ère politique, caractérisée par le partage de nouvelles formes de gouvernance.
C'est en effet une période au cours de laquelle la souveraineté des États a fait place à une souveraineté des peuples.
Quoiqu'il en soit, n'est-il pas ironique que la politique n'encourage pas les citoyens à s'identifier à un projet au cœur duquel ils se trouvent?
Le programme Citoyens pour l'Europe ne fournit ni un budget suffisant ni une stratégie d'information suffisamment ciblée sur les institutions.
Il convient de ne plus attendre davantage pour présenter les institutions et le projet européen - en particulier à la télévision.
Il est primordial d'expliquer l'Europe pour forger un sentiment européen.
(SL) La plus grande réalisation de l'Union européenne à ce jour est d'avoir garanti la paix et la coexistence des nations européennes.
Toutefois, les détracteurs de l'Union européenne se plaignent fréquemment que les travaux réalisés par les institutions européennes sont trop onéreux et éloignés des citoyens.
Le programme "L'Europe pour les citoyens" propose de nouvelles initiatives qui aideront à rapprocher les citoyens européens, dont ceux qui ne se sont pas engagés dans un type d'éducation officielle quelconque, mais qui souhaitent accumuler des connaissances et de l'expérience ainsi que nouer des contacts avec d'autres citoyens de l'Union européenne.
La participation à ce programme étant ouverte aux villes jumelées, le programme sera également accessible aux personnes qui ne prennent pas part au quotidien à des projets majeurs de l'Union européenne.
Des contacts indirects et l'expérience personnelle peuvent toutefois contribuer grandement à la compréhension de l'Union comme je l'ai constaté lorsque j'ai rencontré des groupes slovènes en visite au Parlement européen.
Le sport possède également un grand pouvoir fédérateur et peut favoriser une communication allant au-delà des frontières linguistiques.
La participation à un sport de haut niveau devient rapidement l'apanage d'un cercle de plus en plus restreint de personnes.
Ce programme encourage la participation internationale du grand public.
Des projets d'envergure offrent d'importants avantages, mais les plus modestes sont source de beaucoup de plaisir pour bon nombre d'individus.
Les programmes rencontreront d'autant plus de succès si les citoyens peuvent y accéder facilement et s'ils ne doivent pas remplir une kyrielle de formulaires chaque fois qu'ils déposent une demande.
Nos citoyens sont souvent déçus par l'Union européenne précisément parce qu'ils sont confrontés à un trop grand nombre d'obstacles administratifs lorsqu'ils cherchent à obtenir des financements.
C'est la raison pour laquelle nous devons nous efforcer de proposer des programmes dignes d'intérêt, de simplifier les procédures et de sensibiliser à l'existence de tels financements en les rendant plus accessibles aux niveaux européen et national.
Je voudrais vous remercier pour vos contributions et en particulier pour l'engagement dont vous faites preuve en ce qui concerne l'importance d'une collaboration en tant que citoyens de l'UE sur certaines questions ou idées.
Le programme lui-même constitue la base juridique de la mise en œuvre et il définira les conditions auxquelles la Commission devra satisfaire.
Il est essentiel de faire connaître ces conditions et de les mettre en œuvre aussi rapidement que possible.
Le Parlement y contribuera par le biais du comité directeur et de l'évaluation des programmes.
En ce qui concerne le volontariat et les améliorations à apporter à la reconnaissance de l'éducation informelle, nous souhaitons et nous nous efforçons de progresser dans ces domaines, en particulier pour les jeunes.
Cet objectif sera concrétisé par le biais du Pass Jeunes, lequel devrait renforcer la transparence et conférer plus de valeur au volontariat.
Je reconnais qu'une meilleure visibilité des résultats atteints à ce stade ainsi que des réussites et de la nature de cette coopération s'impose, notamment dans le domaine de la coopération entre les villes.
Plus de 10 000 municipalités au sein de l'UE coopèrent dans le cadre du programme civique.
Il y a trois semaines, nous avons décerné 11 étoiles d'or aux meilleurs projets - ceux qui inspirent et aident les gens à résoudre des problèmes concrets dans les villes de l'UE.
De tels projets pourraient être reproduits à plus large échelle si les citoyens en avaient davantage conscience.
À cet égard, je partage l'opinion de M. Beazley.
Le programme offrira par ailleurs la possibilité de mettre des événements spéciaux sur pied.
Permettez-moi par exemple de faire référence aux célébrations du 25e anniversaire du mouvement polonais Solidarité, financées par un budget spécial.
Cette approche pourra être mise en œuvre au cours des sept prochaines années à travers le programme Citoyenneté.
En conclusion, outre une Europe favorable aux entreprises ou aux marchés, nous avons aussi réellement besoin d'une Europe axée sur les citoyens, à la fois bien disposée et utile pour ses citoyens, ancrée dans la société civile et jouissant d'une certaine maturité.
Je tiens également à insister sur le fait que le nom du programme n'est qu'un aspect de la question, car la relation entre les "Citoyens pour l'Europe" et "L'Europe pour les citoyens" est très importante.
Cet espace nous appartient et nous est utile.
Nous devons le façonner, le développer et en assumer la responsabilité.
Une fois encore, je tiens à remercier le rapporteur ainsi que l'ensemble du Parlement pour avoir adopté une approche très constructive à l'égard du programme.
Le débat est clos.
Le vote aura lieu mercredi à 12h30.
Déclaration écrite (article 142)
(HU) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, permettez-moi d'adresser mes félicitations pour la mise sur pied du programme "L'Europe pour les citoyens" (2007-2013) et de féliciter M. Takkula pour la version la plus récente du rapport.
Les relations institutionnelles, sociales et politiques de l'Europe constituent à l'heure actuelle un réseau dense dont les liens se sont encore resserrés depuis l'élargissement.
Rendre les citoyens européens actifs est une phase clé de ce processus et leur présence est essentielle pour garantir le développement équilibré et démocratique continu de l'Union européenne.
Si nous voulons que les citoyens européens assument leurs propres responsabilités et celles de leur société, nous devons mettre l'accent sur ce que l'on considère aujourd'hui comme des valeurs "perdues", telles que la liberté, l'équité, la tolérance et la solidarité, lesquelles constituent des valeurs fondamentales et assurent la cohésion de la société européenne.
Si je considère par ailleurs qu'une intégration équilibrée des citoyens est primordiale, j'estime par-dessus tout que nous devons encourager le dialogue entre différentes cultures et visions du monde.
Ce n'est que de cette manière que nous pouvons œuvrer ensemble pour poursuivre un objectif commun, nous forger nos propres opinions tout en acceptant les différences des autres et en respectant notre diversité.
Seuls une compréhension mutuelle, la solidarité et un sentiment d'appartenance peuvent donner aux citoyens européens un sentiment d'identité.
Je soutiens les efforts visant à forger une citoyenneté européenne reposant sur des valeurs, une histoire et une culture communes.
Il est essentiel de promouvoir et célébrer les valeurs et les réalisations des citoyens actuels tout en évitant que les souvenirs du passé ne tombent dans l'oubli.
Si nous maintenons notre héritage commun à l'avant-plan, nous consoliderons les fondations de notre avenir commun.
À mes yeux, la citoyenneté européenne n'est rien de plus que d'assumer des responsabilités qui nous concernent nous, notre pays et l'Union européenne tout en exerçant librement nos droits et en respectant ceux-ci chez les autres.
Il convient par ailleurs de préserver un équilibre adéquat entre les droits et obligations démocratiques.
Cette citoyenneté européenne commune, je serais heureuse d'en faire partie.
Annexe - Déclaration de la Commission
La Commission souhaite attirer l'attention de l'autorité législative sur la nécessité que, au plus tard lors de la publication finale au JO, l'enveloppe financière mentionnée dans l'acte de base soit exprimée à prix courants.
Ceci correspond à la pratique budgétaire habituelle et permet d'assurer en toute clarté le respect de la décision de l'autorité législative.
Pour le programme en question, le montant à prix courants s'élève à 215 millions d'euros. |
How Long for Low Rates?
CAMBRIDGE – How long can today’s record-low, major-currency interest rates persist?
Ten-year interest rates in the United States, the United Kingdom, and Germany have all been hovering around the once unthinkable 1.5% mark.
In Japan, the ten-year rate has drifted to below 0.8%.
Global investors are apparently willing to accept these extraordinarily low rates, even though they do not appear to compensate for expected inflation.
Indeed, the rate on inflation-adjusted US Treasury bills (so-called “TIPS”) is now negative up to 15 years.
Is this extraordinary situation stable?
In the very near term, certainly; indeed, interest rates could still fall further.
Over the longer term, however, this situation is definitely not stable.
Three major factors underlie today’s low yields.
First and foremost, there is the “global savings glut,” an idea popularized by current Federal Reserve Chairman Ben Bernanke in a 2005 speech.
For various reasons, savers have become ascendant across many regions.
In Germany and Japan, aging populations need to save for retirement.
In China, the government holds safe bonds as a hedge against a future banking crisis and, of course, as a byproduct of efforts to stabilize the exchange rate.
Similar motives dictate reserve accumulation in other emerging markets.
Finally, oil exporters such as Saudi Arabia and the United Arab Emirates seek to set aside wealth during the boom years.
Second, in their efforts to combat the financial crisis, the major central banks have all brought down very short-term policy interest rates to close to zero, with no clear exit in sight.
In normal times, any effort by a central bank to take short-term interest rates too low for too long will boomerang.
Short-term market interest rates will fall, but, as investors begin to recognize the ultimate inflationary consequences of very loose monetary policy, longer-term interest rates will rise.
This has not yet happened, as central banks have been careful to repeat their mantra of low long-term inflation.
That has been sufficient to convince markets that any stimulus will be withdrawn before significant inflationary forces gather.
But a third factor has become manifest recently.
Investors are increasingly wary of a global financial meltdown, most likely emanating from Europe, but with the US fiscal cliff, political instability in the Middle East, and a slowdown in China all coming into play.
Meltdown fears, even if remote, directly raise the premium that savers are willing to pay for bonds that they perceive as the most reliable, much as the premium for gold rises.
These same fears are also restraining business investment, which has remained muted, despite extremely low interest rates for many companies.
It is the combination of all three of these factors that has created a “perfect storm” for super low interest rates.
But how long can the storm last?
Although highly unpredictable, it is easy to imagine how the process could be reversed.
For starters, the same forces that led to an upward shift in the global savings curve will soon enough begin operating in the other direction.
Japan, for example, is starting to experience a huge retirement bulge, implying a sharp reduction in savings as the elderly start to draw down lifetime reserves.
Japan’s past predilection toward saving has long implied a large trade and current-account surplus, but now these surpluses are starting to swing the other way.
Germany will soon be in the same situation.
Meanwhile, new energy-extraction technologies, combined with a softer trajectory for global growth, are having a marked impact on commodity prices, cutting deeply into the surpluses of commodity exporters from Argentina to Saudi Arabia.
Second, many (if not necessarily all) central banks will eventually figure out how to generate higher inflation expectations.
They will be driven to tolerate higher inflation as a means of forcing investors into real assets, to accelerate deleveraging, and as a mechanism for facilitating downward adjustment in real wages and home prices.
It is nonsense to argue that central banks are impotent and completely unable to raise inflation expectations, no matter how hard they try.
In the extreme, governments can appoint central bank leaders who have a long-standing record of stating a tolerance for moderate inflation – an exact parallel to the idea of appointing “conservative” central bankers as a means of combating high inflation.
Third, eventually the clouds over Europe will be resolved, though I admit that this does not seem likely to happen anytime soon.
Indeed, things will likely get worse before they get better, and it is not at all difficult to imagine a profound restructuring of the eurozone.
Nevertheless, whichever direction the euro crisis takes, its ultimate resolution will end the extreme existential uncertainty that clouds the outlook today.
Ultra-low interest rates may persist for some time.
Certainly Japan’s rates have remained stable at an extraordinarily low level for a considerable period, at times falling further even as it seemed that they could only rise.
But today’s low interest-rate dynamic is not an entirely stable one.
It could unwind remarkably quickly. | Combien de temps pour les taux bas?
CAMBRIDGE – Combien de temps encore pourront persister les taux d'intérêt planchers qui sont associés actuellement aux devises majeures ?
Les taux d'intérêt à dix ans aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne sont tous en vol stationnaire autour du niveau autrefois impensable de 1,5%.
Au Japon, le taux à dix ans a dérivé au-dessous de 0,8%.
Les investisseurs mondiaux sont apparemment disposés à accepter ces taux extraordinairement bas, quand bien même ils semblent insuffisants à compenser l'inflation attendue.
En effet, le taux sur les bons du Trésor américain ajustés pour l'inflation (appelés « TIPS ») est maintenant négatif jusqu'à 15 ans.
Cette situation extraordinaire est-elle stable ?
A très court terme, certainement : les taux d'intérêt pourraient même encore baisser davantage.
Néanmoins, à plus long terme, cette situation n'est certainement pas stable.
Trois facteurs principaux sous-tendent les rendements faibles d'aujourd'hui.
Tout d'abord, il y a une surabondance d'épargne au niveau mondial, un concept (appelé « saving glut ») popularisé par le président actuel de la Réserve Fédérale Ben Bernanke dans un discours en 2005.
Pour diverses raisons, les épargnants sont devenus majoritaires dans de nombreuses régions.
En Allemagne et au Japon, les populations vieillissantes ont besoin d'épargner pour leur retraite.
En Chine, le gouvernement détient des obligations sans risque en tant que couverture contre une crise bancaire future et, bien sûr, pour financer ses efforts visant à stabiliser le taux de change.
Des motifs similaires dictent l'accumulation de réserves dans d'autres marchés émergents.
Enfin, les exportateurs de pétrole comme l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis cherchent à mettre de côté de la richesse pendant les années fastes.
Deuxièmement, dans leurs efforts pour lutter contre la crise financière, les grandes banques centrales ont toutes ramené pratiquement à zéro leurs taux d'intérêt d’intervention à très court terme, sans aucun signe clair de sortie en vue.
En temps normal, lorsqu’une banque centrale essaie de maintenir les taux d'intérêt à court terme trop bas trop longtemps, un effet boomerang se produit inévitablement.
À court terme, les taux d'intérêt du marché vont effectivement chuter mais, dès que les investisseurs prennent conscience qu’une politique monétaire très souple finit par créer de l’inflation, les taux d'intérêt à long terme se mettent à augmenter.
Cela ne s’est pas encore produit, parce que les banques centrales ont pris soin de répéter leur mantra de faible inflation à long terme.
Les marchés se sont laissés convaincre que tout stimulus sera retiré avant que des forces inflationnistes significatives ne se matérialisent.
Mais un troisième facteur s’est récemment manifesté.
Les investisseurs se méfient de plus en plus d'un effondrement financier mondial, le plus probablement en provenance de l'Europe mais également favorisé par le relèvement fiscal aux États-Unis, l'instabilité politique au Moyen-Orient et le ralentissement en Chine.
La crainte d’un effondrement, même lointain, augmente directement la prime que les épargnants sont prêts à payer pour les obligations qu'ils perçoivent comme les plus fiables, de même que la prime pour l'or se met à monter.
Cette même crainte limite également l'investissement des entreprises, qui est resté modéré malgré les taux d'intérêt extrêmement bas dont bénéficient de nombreuses entreprises.
La combinaison de ces trois facteurs qui a créé une « tempête parfaite » justifiant les taux d'intérêt super bas.
Mais combien de temps la tempête peut-elle durer ?
Bien que très difficile à prévoir, il est aisé d'imaginer comment le processus pourrait être inversé.
Tout d’abord, les mêmes forces qui ont conduit à un déplacement vers le haut de la courbe de l'épargne mondiale ne tarderont pas s’inverser.
Le Japon, par exemple, est en train de connaître un départ à la retraite massif, impliquant une forte réduction de l'épargne dès lors que les personnes âgées se mettent à puiser dans les réserves accumulées au long de leur de vie.
La vieille prédilection du Japon à l'égard de l'épargne a longtemps impliqué un excédent important de ses balances commerciale et courante. Mais ces surplus ont maintenant commencé à s’inverser.
L’Allemagne sera bientôt dans la même situation.
Pendant ce temps, de nouvelles technologies d'extraction d'énergie, ainsi qu’une trajectoire plus douce pour la croissance mondiale, ont pesé fortement sur le prix des matières premières, coupant profondément dans les excédents des pays exportateurs de matières premières, depuis l'Argentine jusqu’à l'Arabie Saoudite.
Deuxièmement, de nombreuses banques centrales (même si pas nécessairement toutes) finiront par comprendre comment générer des attentes d'inflation plus élevée.
Elles seront en effet amenées à tolérer une inflation plus élevée, à la fois en tant que moyen pour forcer les investisseurs à acheter des actifs réels en vue d'accélérer le désendettement, et en tant que mécanisme pour faciliter l'ajustement à la baisse des salaires réels et des prix des maisons.
Il est absurde de prétendre que les banques centrales sont impuissantes et totalement incapables d’augmenter les attentes d'inflation, quels que soient leurs efforts.
Dans le cas extrême, les gouvernements pourraient nommer des dirigeants de banque centrale qui sont connu de longue date pour tolérer une inflation modérée - un parallèle exact à l'idée de nommer des banquiers centraux « conservateurs » afin de lutter contre une inflation élevée.
La troisième et dernière raison, c’est que les nuages au dessus de l'Europe finiront par se dissiper, même si je reconnais que ceci ne se produira vraisemblablement pas de sitôt.
En fait, les choses vont probablement empirer avant de s'améliorer, et il n'est pas du tout difficile d'imaginer une restructuration profonde de la zone euro.
Néanmoins, peu importe la direction que prendra la crise de la zone euro, sa résolution ultime mettra fin à l'incertitude existentielle extrême qui assombrit les perspectives d'aujourd'hui.
Les taux d'intérêt ultra-faibles peuvent encore persister pendant un certain temps.
Certes, les taux japonais sont restés stables à un niveau extraordinairement bas pendant une période considérable, parfois diminuant encore alors que l’on pensait que seule une augmentation était désormais possible.
Toutefois, la dynamique actuelle de faiblesse des taux d'intérêt n'est pas entièrement stable.
Elle pourrait s’inverser à une vitesse remarquable. |
Embryos, Justice, and Personal Responsibility
AMSTERDAM/MONTREAL – A Chinese scientist’s claims to have created the world’s first genetically edited babies have injected a new sense of urgency into the discussions about ethics and social and personal responsibility surrounding the capacity to create and genetically modify human embryos.
New technologies such as genome “base editing” have even raised the specter of widespread “embryo farming,” prompting calls for a reevaluation of how embryo research is regulated.
These issues generate impassioned debate, and to determine right and wrong, the toughest decisions are typically delegated to research ethics committees.
Because these review boards are empowered to rule on the creation, modification, and termination of life, their decision-making processes should satisfy fundamental criteria of justice, including due process, public input, and personal accountability.
At the moment, however, this standard is not being met.
In legal theory, “justice” comprises two components: substantive justice, which concerns a law’s content and the fairness of its application, and natural or procedural justice, which concerns the fairness and transparency of how decisions are made.
In terms of substantive justice, most research ethics protocols are sound; research on human embryos is heavily restricted or banned in most countries.
And “germline” gene editing – genetic alterations of human embryos and gametes that are passed on to future generations – is not approved under international law, and the overwhelming majority of countries that have considered legalizing it have eventually rejected the idea.
But when it comes to natural justice – and in particular, the frameworks guiding decisions – the record is decidedly mixed.
For example, the World Health Organization’s standards for ethics review require only that committees be “independent.”
Given what is at stake, we believe this guidance should go further, and that research reviews should be strengthened.
This will require three key reforms.
First, bioethics review committees must respect due-process standards.
At a minimum, this means publicizing agendas in advance and ensuring that deliberations are conducted in accordance with the Universal Declaration of Human Rights, which defines a “fair” trial as a public hearing conducted by an independent and impartial arbiter.
Moreover, verdicts must be explained clearly, published fully, and subject to appeal.
Second, in order to be legitimate and accountable, the work of research ethics committees must be informed by a diversity of views.
Most international frameworks covering embryo research call for engagement with the public to establish a broad societal consensus.
And while achieving this level of involvement is not always easy, the legal system has a solution that dates to the early days of Roman law: the amicus curiae, or “friend of the court.”
The purpose of the amicus curiae is to improve the quality and legitimacy of the judicial process.
To that end, friends of the court – people who are not party to a case but have an interest in how it is decided – can either submit expert advice or act as a special-interest advocate.
Various national and international courts, including the Supreme Court of the United States and the European Court of Human Rights, invite public input in the form of amicus curiae briefs.
We propose that a similar process be established for research ethics committees considering work with human embryos.
This would give the public an opportunity to share knowledge, perspectives, and interests related to how decisions might affect individuals and society as a whole, not to mention the human embryos themselves.
An amicus-type brief could be particularly relevant to bioethics cases, given that most review boards are dominated by technical experts and do not always represent public opinion.
Finally, technocratic committees must never supplant societal or personal responsibility for sensitive issues involving life and death; ethical obligations cannot be offloaded so easily.
As the World Medical Association’s Declaration of Helsinki notes, “the responsibility for the protection of research subjects must always rest with the physician or other health-care professional and never the research subjects” themselves.
One way to instill individual responsibility would be in the form of a personal declaration.
For example, to ensure transparency, scientific journals require authors to declare conflicts of interest.
Likewise, the European Union’s regulations for clinical trials require that research proposals include a discussion of ethical implications.
Why should a scientist proposing research on human embryos – or, for that matter, the funders and publishers of that research – be held to a lower standard?
Moral and ethical liability for science in general, and embryo research in particular, should never be outsourced.
On the contrary, it is a weight that must be borne as transparently, inclusively, and judiciously as possible. | Embryons, justice et responsabilité personnelle
AMSTERDAM/MONTRÉAL – Un scientifique chinois ayant récemment affirmé avoir créé les premiers bébés génétiquement modifiés de l’histoire, un nouveau sentiment d’urgence gagne les discussions autour de l’éthique ainsi que de la responsabilité sociale et personnelle concernant la capacité de créer des embryons humains génétiquement modifiés.
Un certain nombre de technologies nouvelles, parmi lesquelles l’« édition de base », soulèvent même le spectre des « fermes à embryons », entraînant plusieurs appels à une réévaluation de la manière dont est réglementée la recherche sur les embryons.
Ces questions suscitent un débat passionné. Lorsqu’il s’agit de déterminer ce qui est bien et mal, les décisions les plus délicates sont généralement confiées à des comités d’éthique en matière de recherche.
Ces comités d’examen étant habilités à trancher les questions de création, de modification et d’interruption de la vie, on s’attendrait à ce que leurs processus décisionnels satisfassent au critère fondamental de justice, et par conséquent de procédure diligente, de participation des citoyens, ainsi que de responsabilité personnelle.
Or, en l’état actuel des choses, ce critère n’est pas satisfait.
Dans la théorie du droit, la « justice » se compose de deux éléments : la justice substantielle, relative au contenu d’une loi et au caractère juste de son application, et la justice naturelle ou procédurale, qui concerne l’équité et la transparence avec lesquelles sont prises les décisions.
Du côté de la justice substantielle, la plupart des protocoles d’éthique autour de la recherche s’avèrent raisonnables, la recherche sur les embryons humains étant interdite ou strictement limitée dans la majorité des pays.
Quant à l’édition génétique de la « ligne germinale » – modification génétique d’embryons humains et de gamètes transmis aux générations futures – elle n’est pas approuvée en vertu du droit international, et l’immense majorité des État ayant pour un temps envisagé de la légaliser ont finalement renoncé à cette idée.
En revanche, sur le plan de la justice procédurale – en particulier concernant les cadres qui régissent les décisions – la situation est beaucoup moins claire.
Les normes d’examen éthique de l’Organisation mondiale de la santé, par exemple, exigent seulement des comités qu’ils soient « indépendants ».
Compte tenu des enjeux, nous pensons que ce cadre doit aller plus loin, et que les examens relatifs aux recherches doivent être renforcés.
Ceci exigera trois réformes clés.
Premièrement, il est nécessaire que les comités d’examen sur la bioéthique se conforment à un certain nombre de normes de procédure.
Ceci implique à tout le moins la publication préalable d’agendas, ainsi que de veiller à ce que les délibérations soient menées conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui définit un procès « équitable » comme une audience publique conduite par une juge indépendant et impartial.
Par ailleurs, les verdicts doivent être expliqués clairement, publiés intégralement, et pouvoir faire l’objet d’un appel.
Deuxièmement, pour être légitime et responsable, le travail des comités d’éthique en matière de recherche doit être le fruit d’une diversité de points de vue.
La plupart des cadres internationaux régissant la recherche sur les embryons exigent une consultation auprès du public, afin que puisse émerger un large consensus sociétal.
Bien qu’un tel niveau de consultation ne soit pas toujours facile à atteindre, le système judiciaire prévoit une solution qui remonte aux premiers temps du droit romain : la pratique de l’amicus curiae, littéralement « l’ami de la cour ».
L’amicus curiae a pour objectif d’améliorer la qualité et la légitimité de la procédure judiciaire.
Pour ce faire, les amis de la cour – des individus qui ne sont pas parties à une affaire, mais qui trouvent un intérêt dans son jugement – peuvent soit formuler un conseil d’expert, soit agir en tant que défenseurs d’un intérêt particulier.
Plusieurs tribunaux nationaux et internationaux, parmi lesquels la Cour suprême des États-Unis et la Cour européenne des droits de l’homme, sollicitent ainsi le point de vue du public sous la forme de mémoires d’amicus curiae.
Nous proposons qu’une pratique similaire soit mise en place pour les comités d’éthique en matière de recherche, dans leur réflexion sur les travaux concernant les embryons humains.
Ceci conférerait à l’opinion publique la possibilité de partager des connaissances, points de vue et intérêts autour de la manière dont les décisions sont susceptibles d’impacter les individus et la société dans son ensemble, sans oublier les embryons eux-mêmes.
Une pratique de type amicus pourrait être particulièrement adaptée aux affaires de bioéthique, dans la mesure où la plupart des comités d’examen se composent en majorité d’experts techniques, et ne représentent pas toujours l’opinion publique.
Enfin, les comités technocratiques ne sauraient en aucun cas supplanter la responsabilité sociétale ou personnelle dans le cadre de questions délicates telles que la vie et la mort ; les obligations éthiques ne sauraient être déléguées aussi aisément.
Comme l’énonce la Déclaration d’Helsinki de l’Association médicale mondiale, « la responsabilité de la protection des sujets de la recherche incombe toujours au médecin ou professionnel de santé, et jamais aux sujets de la recherche » eux-mêmes.
L’un des moyens d’inculquer une responsabilité individuelle pourrait résider dans une déclaration personnelle.
C’est ainsi qu’à des fins de transparence, les revues scientifiques exigent par exemple des auteurs qu’ils déclarent tout conflit d’intérêt.
De même, les réglementations relatives aux essais cliniques dans l’Union européenne exigent que les propositions de recherche incluent une réflexion sur les implications éthiques.
Pourquoi les scientifiques qui proposent des recherches sur les embryons humains – ainsi que les financeurs et éditeurs de ces recherches – seraient-ils tenus à une norme moins stricte ?
La responsabilité morale et éthique en matière scientifique de manière générale, et dans la recherche sur les embryons en particulier, ne devrait jamais être déléguée.
Au contraire, c’est un poids qu’il convient de supporter de manière aussi transparente, inclusive et juste que possible. |
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